Comité stéphanois

Le blog du comité stéphanois a maintenant cessé ses activités depuis mai 2013.

22 octobre 2013

Il faut

Il faut - Diablogum (1996) : Bonjour je m'appelle - J'habite à St Etienne Je marque des buts Je lance des boules de neige Je fais du surf Sur mer L'hiver J'hiberne Au printemps pour la forme je bousille des toiles de maîtres J'organise des paris Sur terrain De ball-trap les portraits de L'histoire De l'art Prennent une claque 100 francs l'oeil gauche le double pour l'oeil droit les bras ne comptent pas les jambes c'est trop facile de plus j'ai remarqué Souvent elles n'y sont pas J'ai eu la Joconde à la fronde J'ai rendu Picasso manchot ainsi j'ai représenté l'artiste espagnol En Vénus De Milo Personne ne s'émerveille A croire que c'est mieux De se Couper l'oreille Je suis interdit dans tous les musées de France Mais moi J'ai ma conscience Quand un journaliste meurt j'allume un cierge Quand un politique tombe Je fais la grève Pour le sida j'ai mis Mon fusil aux enchères Et puis des toiles avec des trous c'est plus facile à soulever A transporter à accrocher Les musées sont ingrats Je redonne aux tapisseries Leur raison d'être comme il se doit

On dit que l'art est mort Mais s'il ne l'est pas encore Il faut le tuer Les choses seront plus claires Et on saura ce qu'il nous reste à faire On dit que l'art est mort Mais s'il ne l'est pas encore Il faut le tuer Les choses seront plus claires On saura mieux à qui on a affaire

La presse recense plusieurs millions D'intentions de vote ça prouve que certains ont encore des intentions Dommage que ce soit pour voter Qu'ils s'en Défont Heureusement Skyrock veille à la liberté D'expression Je rejoins le club des dégoûtés Donne du fil à retordre à l'AFP Pour les sondages je signe "blasé" laisse gâteux le PAF Profite Juste du bénéf De ne pas être recensé parmi ceux Qui ont loupé Le coche Et à qui on vide les poches Pour quelques loisirs au rabais Le dégoût Produit de première nécessité Le seul dont j'ai besoin Quant aux problèmes de société Les solutions ? A part la destruction je ne vois rien Venir Le pire c'est qu'il va falloir se maintenir En première division des bons A rien Si je veux gagner mon pain

Les guignols de l'info C'est rigolo Les gens biens disent que c'est rigolo Les gens moins biens regardent le bébête-show Le bébête-show c'est rigolo

La télé ça divise mais c'est le même topo Je ferais bien la révolution Mais tout seul C'est coton C'est vrai que le monde est con Mais plus il se pourrit Et plus je me sens bon Plus les femmes sont sexy et plus je me sens con Si la population prenait le pli de mes revendications Que ferais-je de mon QI ? Sans doute une contre-révolution

On dit que le peuple est mort mais s'il ne l'est pas encore Il faut le tuer Les choses seront plus claires Je n'aurai plus à chercher ce qu'il me reste à faire.

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21 octobre 2013

Soutien aux inculpé.e.s en lutte contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Appel à soutien aux inculpé.e.s en lutte contre l'aéroport de Notre­-Dame­-des­-Landes

Le 27 janvier dernier, 15 personnes s’étaient invitées à un pique­-nique revendicatif dans le parc du château familial des multi­milliardaires François et François­-Henri Pinault ­ actionnaires du groupe Vinci ­ pour dénoncer leur responsabilité dans le projet de construction de l’aéroport à Notre­-Dame­-des­-Landes.La famille Pinault n’a pas apprécié cette intrusion et les quinze manifestants ont été arrêtés et placés en garde à vue durant 45 heures, dans des conditions déplorables (discriminations sexistes, intimidations diverses...) lls/elles ont été condamné.e.s le lundi 24 juin, par le TGI de Versailles à 2 mois d'emprisonnement avec sursis, à verser 5600 euros d'amende pour refus de prélèvement ADN, et 1€ de dommages et intérêts aux parties civiles. Les frais de justice s'élèvent déjà à 1260 euros. Le tribunal a rejeté la demande de non­inscription dans le bulletin 2 du casier judiciaire et a ordonné la confiscation des scellés (téléphones portables, ordinateurs portables, caméra, clés 3G...). Ils/elles sont poursuivi.e.s pour violation de domicile et menaces de mort (pour avoir entonné un slogan: "Pinault, la ZAD aura ta peau"). Face à ce jugement inacceptable, ils/elles ont décidé de faire appel. Nous vous tiendrons au courant de la date du procès. D'autre part, suite à ce verdict, une des inculpé.e.s de l’affaire Pinault a relayé sur son blog un communiqué qui se terminait par la phrase « Pinault pollueur, voleur, expropriation » et une affiche du collectif francilien de lutte contre l’aéroport à Notre­-Dame­-des­-Landes représentant François­-Henri Pinault en vampire avec des agneaux sur la tête. Elle est poursuivie par Pinault père et fils pour diffamation. Les Pinault demandent 1 euro de dommage et intérêt en réparation de leur préjudice moral, la suppression des propos et de l’image qu’ils jugent diffamatoires du blog et la publication du dispositif du jugement à venir (supputant qu’il sera en sa défaveur). Elle est citée à comparaître le 8 novembre 2013 à 13h15 devant la 17ème Chambre correctionnelle, Chambre de la Presse du Tribunal de Grande Instance de Paris. Nous dénonçons l'impunité dont bénéficient les financiers actionnaires qui, comme F. Pinault ont une responsabilité dans l'impact social et écologique désastreux qu'ils provoquent, et qui ont le pouvoir, avec la complicité des hommes politiques de faire en sorte que des projets jugés par l'opinion publique inutilement couteux et destructeurs, voient le jour au nom de leurs intérêts privés et de leur mégalomanie. 


Soutien économique

Pour participer à la caisse de soutien : envoyez vos chèques à l’ordre de : «Les Ami­e­s de Clark Kent» en spécifiant bien au dos du chèque «Soutien à la lutte contre l’aéroport de NDDL» à l’adresse suivante : La Parole errante 9, rue François­Debergue ∙ 93100 Montreuil.



Nous appelons à une mobilisation massive lors des procès à venir !

Non à l'aéroport !

Non à la répression !

La désobéissance civile n'est pas un délit!



Prochaines mobilisations - Le mercredi 16 octobre (date anniversaire des expulsions: "la nuit des Césars des expulsions") - le 8 novembre 2013 à 13h15 devant la 17ème Chambre correctionnelle – Chambre de la Presse du Tribunal de Grande Instance de Paris. - Semaine du dimanche 17 au samedi 23 novembre (dates anniversaire de la manifestation de réoccupation et de la répression). - Le 8 décembre (appel européen de Stuttgart contre les grands projets imposés). - Date à préciser: Procès au tribunal de Versailles. - Les appels à (ré)actions en cas de reprise des travaux et d’expulsions sont toujours d’actualité: rdv à 19h au métro Belleville (75019) en cas d'expulsion à Nddl





Diffusion Merci d'envoyer vos lettres de soutien à l'adresse collectifnddlparisidf@riseup.net en indiquant votre nom ou celui de votre collectif...



Contact collectifnddlparisidf@riseup.net

Contact presse : presse.nddl­paris@riseup.net



Pour plus d’information

http://zad.nadir.org/

http://acipa.free.fr

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De la guerre

De la guerre (1832)De la guerre, de Carl von Clausewitz, 1832.

Extrait n°1 : On ne s'engage jamais dans l'action qu'en présumant que, si la bataille doit avoir lieu, elle sera favorable.

Extrait n°2 : Le dessein positif est absent de la simple résistance, nous n'y utilisons nos forces que pour contrecarrer les desseins de l'adversaire, et nous ne pouvons donc les diriger vers d'autres objectifs.

Extrait n°3 : La vertu guerrière est l'apanage de la seule armée régulière, c'est elle qui en a le plus besoin. Dans les insurrections et les guerres populaires, les qualités naturelles se développent rapidement pour la remplacer.

Extrait n°4 : La bataille est donc la guerre en concentré, le centre de gravité de l'ensemble du conflit ou de la campagne. Comme le point focal d'un miroir concave fait converger les rayons du soleil en un point parfait qui les porte à l'incandescence maximale, toutes les forces et toutes les tendances de la guerre se réunissent dans la bataille pour exercer la force la plus concentrée.

Extrait n°5 : La guerre populaire telle que nous la concevons, pareille à une nuée, à un brouillard, ne doit jamais se matérialiser en un corps compact, de peur que l'ennemi ne s'attaque à ce noyau dur, ne le détruise et capture un grand nombre d'insurgés. Dans ce cas, le courage s'effondre, chacun se prend à croire que tout est fini, que tout nouvel effort sera vain - le peuple relâche les armes. Par contre, il est nécessaire que cette nuée s'épaississe en certains points et se matérialise en groupes plus denses, pour constituer une orageuse menace d'où peut jaillir un puissant éclair. Ces points sont en particulier situés aux extrémités du théâtre de guerre de l'ennemi.

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Du trop de réalité

Du trop de réalité (2000)Du trop de réalité, de Annie Le Brun, 2000.

Extrait n°1 : Car c'est le trop de réalité qui engendre cette "réalité virtuelle" destinée à englober toute réalité, dans la mesure où "il s'agit d'un système dans lequel la réalité même (c'est-à-dire l'existence matérielle/symbolique des gens) est entièrement captée, immergée, dans un cadre d'images vituelles, dans un univers de simulacres, dans lequel les apparences ne se situent pas seulement sur l'écran où l'expérience est communiquée, mais deviennent l'expérience même".

Extrait n°2 : Quant aux exceptions, il paraît bien difficile d'en trouver dans un temps où il n'est plus d'intellectuel à pouvoir même concevoir l'honneur de refuser le Légion d'honneur.

Extrait n°3 : Quant aux artistes - dont il n'y a pas grand-chose à attendre depuis que Jacques Vaché en a tranché en 1917 : "Nous n'aimons ni l'art, ni les artistes" -, on ne sait pas ce qui les aurait empêchés de rejoindre cette domesticité culturelle. Sinon, on ne verrait pas prétendre à ce titre une pléthore de travailleurs culturels censés produire l'art de ce temps, au rythme des bourses et subventions que tous les Etats du monde leur accordent généreusement.

Extrait n°4 : Sur ce point, comme sur tant d'autres aujourd'hui, l'université donna le ton - ce qui, soit dit en passant, confirmait l'analyse de "Unabomber" pour qui les universitaires sont les meilleurs agents de la société qu'ils prétendent critiquer. En effet, tous les professeurs d'université, sollicités par la police pour évaluer le texte dont on cherchait à arrêter l'auteur, furent unanimes : non seulement ce texte ne répondait pas aux critères universitaires mais son auteur n'était pas des leurs.

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Le Socialisme sans le Progès (The Root is Man)

Le socialisme sans le progrès (1946)

Le Socialisme sans le Progrès, (Titre original : "The Root is Man"), de Dwight Macdonald, 1946, traduit de l'anglais par Célia Izoard, 2011.

Extrait n°1 : Entre la révolution française de 1789 et l'année 1928, les termes "droite" et "gauche" permettaient de décrire le paysage politique de façon appropriée. Mais en 1928 s'opéra un tournant qui déplaça les termes de la lutte pour l'émancipation humaine - certes, il était en préparation depuis plus longtemps, mais l'année 1928 constitue un point de repère commode. C'est l'incapacité de Trotski à le comprendre qui a donné à son analyse de la "question russe" un caractère de plus en plus irréel ; de même que l'aveuglement durable des libéraux et des socialistes face à cette nouvelle donne explique le caractère pour le moins décalé de leurs positionnements politiques actuels.

Extrait n°2 : L'idée de processus historique, qui était encore il y a un siècle la marque de fabrique de la gauche, est devenue l'argument massue des partisans de l'état des choses actuel.

Extrait n°3 : Nous sommes d'avis qu'il faut adapter la technologie à l'humain même si cela impliquait - ce qui est probable - une régression technologique, au lieu d'exiger des humains qu'ils s'adaptent aux technologies.

Extrait n°4 : Aujourd'hui, le problème fondamental que nous devons affronter, en tant que socialistes, est ce que Georg Lukacs appelle la réification (la "chosification"), un processus que Marx décrit de façon prophétique dans sa théorie de l'aliénation : le fait que l'humain est rendu étranger à sa propre nature par des forces sociales qu'il a lui-même libérées.

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Les Anarchitectures 1 & 2

Les Anarchitectures - Damien Saez (2010) : Aux agneaux égorgés au loin / Au chant du coq dans le lointain / A l’orée des grands champs de blé / Humanité les poings liés / Scotché à la lisière du bois / Petit Poucet cherche pourquoi / Ses parents ont capitulé / Aux grands vents des communicants / De tous nos temples les églises / N’ont plus le grand des cathédrales / Au temps des anarchitectures / Et des lance-pierres contre les murs / Les sacs de billes ont pris le large / Et les amours au coin des grives / Toutes ces choses d’autrefois / Putain je ne vois plus la rive...

Puisqu’il faut accepter du temps / L’évolution toujours plus bas / Au vulgaire des concessionnaires / Des libertés pour nos enfants / Il sera équipé c’est sûr / Pour parler à la terre entière / Mais n’aura rien à dire bien sûr / Que ce qu’il voit sur les écrans / Certains les plus bourgeois toujours / Sauront savoir garder leurs plumes / Quand le peuple verra ses ailes / Blessées sous les coups de l’enclume...

C’est fini le temps des instruits / Le temps des populaires aussi / Fini le temps des littéraires / Au-dessus des comptes bancaires / Et des lilas dans les bouquets / Oublié le temps des muguets / Je ne vois que les chrysanthèmes des orthographes dans les poèmes / Finies les latines les racines / Au bon dos de nos origines / Finie la parole sacrée / Bonjour la parole au plus con / Finis les ni bon dieu ni maître / L’heure est au client du paraître / Fini le temps de nos jeunesses / Fini le chant des rossignols / Fini salut à toi mon frère / L’heure est aux champs des électrons / Abonnez-vous peuple de cons / Par satellites à d’autres cons / Au libre échange du néant / A chacun son bon mot bien sûr / C’est la liberté d’être con / La liberté d’être ignorant / Tous égaux dans le carnaval / Je sais mon ami ça fait mal / C’est la liberté d’expression / C’est la liberté d’expression / Pour clamer à tous les faubourgs / Surtout à tous les râteliers / Nos faiblesses et puis nos discours / Sur nos tristes identités...

Salut toi mon frère de faubourg / Salut à toi le Bérurier / Je ne vois rien aux alentours / Que des tristesses à bon marché / Salut à toi frère de banlieue / Toi qu’on voudrait laisser pourrir / Dans le ghetto des consommants / Dans le ghetto des illettrés / Salut à toi femme au combat / Toi dont la lutte a pris la rouille / Comment te dire mais de nos jours / Les féminismes manquent de couilles...

Salut toi mon étoile au loin / L’illuminé de nos chemins / S’éclairera bientôt je sais / Si l’on n’en perd pas le parfum / Vigilance à tous nos esprits / Et feu de tous les journalismes / Puisque toujours il faut combattre / Des nouveaux temples les fascismes.

 

 

Les Anarchitectures 2 - Damien Saez (2013) : On leur fera des paranoïas / Des sueurs froides coulant le front / On leur créera des fièvres obscures / Pour leur fourguer ce qu'ils demandent / Ils s'diront qu'on s'occupe bien d'eux / Puis que c'est pas si mal ici enfin / On leur mettra dans leurs écoles / Tellement de pubs pour leurs gamins / Que quand ils rentreront chez eux / Les petits incultes morveux / Ils feront braquer à leurs parents / Le nouveau truc indispensable / Fabriqué par des petits comme eux / De l'autre côté des planisphères / Des petits qui ont du mal à bouffer / Et qui ont plus dans le cerveau / Tellement qu'un jour ils nous pendront / Pour tout le mal qu'on leur a fait / A moins que d'ici là bien sûr / On leur ait mis bien sur la gueule / Un autre champignon histoire / De prolonger un peu l'Histoire / De l'hégémonie de l'Ouest / Et puis les cris des abattoirs / Tu les as vues nos cours d'école / Ça pue le fric ça pue la mort / Faut voir les modèles qu'on leur donne / Aux mômes putain qu'on abandonne / Il baisse son froc comme il respire / Devant les capitaux du monde / Les téléphones pour les gamins / Pour mieux toucher le cœur de cible / Un pauvre con parmi les fous / Qui aura jamais quitté son trou / Et qui aura vu sur sa machine / Oh oui tous les pays du monde / Les plus belles filles et puis du son / Ouais ça y en a dans les fichiers / Tellement qu'il a rien écouté / Parce qu'il y en a jamais assez / Pour les meilleurs ils finiront collabos / Grands communicants dans une boite / Qui changera cent fois de nom /Et puis de président ben oui / Parce que ça fait monter l'action / D'un autre à l'autre bout du monde / Ben ouais parce que virer des gens / Ben ouais ça fait monter l'action / Il vendra sa mère et son père / Puis toute la sainte famille / Ah putain ce qu'on ferait pas / Pour se payer une piscine / Sous le soleil à se bronzer / Pour un instant qui n'oublierait / Le sang sur ses mains délavées / Non qui ne s'efface pas / Puis si tout ça pète un jour / Toute façon il y aura l'état / Pour aider nos amies les banques / Oui avec vos impôts monsieur / Non les bonus faut pas toucher / Tu comprends ça remettrait en cause / Des p'tits milliers de privilégiés / Tous ceux qui n'arrivent à bander / Que s'ils ont fait craquer la bourse / Et des suicides aux licenciés / L'armée est tellement dans la planche / Qu'ils en croient qu'ils pisseraient de l'or / Qu'ils en croient qu'ils en seraient Dieu / Et puis après tout c'est bien ça / Mon Dieu ne fume pas de Havane / De juan ni quoi que ce soit / C'est un dollar en transaction / Et la bourse est sa religion / Et puisqu'il y a des milliards de bœufs / De crétins ouais de toi et moi / Des petits chiens bons qu'à bouffer / La merde qu'on nous vend toujours / Faut voir qu'est-ce qu'on se prend dans le cul / Oui tellement que ça nous fait plus mal / Allez marchons fils de l'ouest / Et que le pire vienne demain / Histoire de commencer enfin / Un bout d'histoire ça fait longtemps / Une guerre pour tout recommencer / L'horizon plein sur le lointain : A croire décidément qu'ici / L'être humain n'est bon qu'à saigner / On avait tout, les humanismes l'art et le progrès / Dis-moi t'as vu un peu qu'est-ce qu'on en fait ? / Des bouts d'actions pour des tocards / Et toi t'es là à m'écouter / Et moi qui suis là qu'à pleurer / Comme un pauvre con qui change rien / Putain faudrait prendre les armes / Mon pays ma maison de retraite / Ma vie pour quelques lots de touristes / A faire offrir peuple de cons / Ouais le troupeau d'arrivistes / Dans ce pays cimetière terrien / T'as vu la gueule de tes campagnes / Elles ont le goût des chrysanthèmes / Au parfum des nationalismes / Mon pays ma banlieue c'est sûr / Avec ces joueurs de ballon / Ceux qui ont faim et qui n'ont rien / Que du français dans les chansons / Les immigrés chantent en français / Les p'tits bourgeois chantent en anglais / Alors dis-moi lequel des deux / A des problèmes d'identité ? / Et puis y'à ceux qui communiquent / Via les télés et les réseaux / Et y'a tout ce qui ne sert qu'au blé / Au pouvoir du grand tout boursier / C'est sûr c'est la fiente des fientes / C'est la merde incarnée / C'est le fond de teint pour cacher / La laideur de qui ils sont / Et la bêtise c'est l'addiction / C'est la mort des littératures / C'est la propagande toujours / Tellement cynique qu'elle sait même plus / Elle même sur quel bord de la chaise / Elle pourrait foutre son gros cul / De collabo du petit roi / Attention tu verras un jour / Le peuple viendra te chercher / Et il aura le goût du soufre / Le goût de tous ces licenciés / Dont toi tu n'auras pas parlé / L'odeur de l'humain sacrifié / Ouais l'odeur du béton armé / J'vais te faire sentir dans mon immeuble / La pisse dans la cage d'escalier / Un peu que tu prends du caillou / Quand tu t'en vas faire ton pognon / Sur le dos des boucs-émissaires / Que t'as bien trié sur le volet / Moi je suis fils des HLM / Et dans le sang j'ai tant de rage / Mes origines au fond du cœur / Il faudrait pas trop les chercher / N'as-tu pas honte toi salarié ? / Des caddies, des publicités / Et n'as-tu pas trop mal au cul ? / Tellement que toi tu l'as donné / Avec ta gueule de marionnette / D'animateur de supermarché / Prends garde à toi quand tu promènes / Faudrait pas te tromper de quartier.

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20 octobre 2013

Les Prolétaires

Les Prolétaires - Gilles Servat (1972) : Y'a des pétroliers super / Qui foutent le deuil sur l'onde. / Avec 10 hommes d´équipage / On s'en va au bout du monde. / Avant, il en fallait 30 / C'était pas rentable / En voilà 20 au chômage ! / Les prix seront plus supportables. / Mais de tous ces matelots / Qu'est-ce qu'on va en faire ? / Mais de tous ces matelots / Qu'est-ce qu'on va en faire ? / Ils s'en iront à la ville a la la la lair / On les mettra à l'usine. / On manque toujours de prolétaires !

Assez travaillé pour soi / La petite exploitation, c'est pas rentable / 20 ans de retard. / Fort de la compétition. / Il y a trop d'agriculteurs. / C'est pas raisonnable. / Quelques millions au chômage : Et l'Europe verte sera viable. / Mais de tous ces paysans / Qu'est-ce qu'on va en faire ? / Mais de tous ces paysans / Qu'est-ce qu'on va en faire ? / Ils s'en iront à la ville tra la la la lair / On les mettra à l'usine. / On manque toujours de prolétaires !

Et toi, petit commerçant / Tu mourras d'la TVA. / Mais si on aide ces gens-là / La bombe, comment on la fera ? / Le petit commerce doit mourir / Il est pas rentable. / Va t'en au supermarché / Les prix seront plus supportables. / Mais de tous ces commerçants / Qu'est-ce qu´on va en faire ? / Mais de tous ces commerçants / Qu'est-ce qu´on va en faire ? / Ils s'en iront à la ville tra la la la lair / On les mettra à l'usine. / On manque toujours de prolétaires !

A Nantes, à Rennes ou à Brest / Du travail, il n'y en a guère. / Ils voudraient rester chez eux. / Alors comment faire ? / Déplacer toutes les usines ? / C'est complètement con ! / Eux ! Qu'ils viennent dans la capitale. / Pour le patron, c'est plus valable. / Mais de tous ces immigrants / Qu'est-ce qu'on va en faire ? / Mais de tous ces immigrants / Qu'est-ce qu'on va en faire ? / S'ils viennent dans la capitale, tra la la la lair / Même en faisant plein de fonctionnaires / Y'aura toujours trop de prolétaires. / S'il y a trop de chômeurs / Y'aura du désordre. / Il faudra des policiers / Pour maintenir l'ordre. / Hitler le disait déjà : / "Un chômeur c'est pas rentable. / Un soldat, ça coûte moins cher. / Et c'est bien plus raisonnable." / Mais de tous ces policiers / Qu'est-ce qu´on va en faire ? / Mais de tous ces policiers / Qu'est-ce qu'on va en faire ? / Ils s'en iront à la ville, tra la la la lair / Taper sur les ouvriers / Taper sur leurs frères. / Ils s'en iront à la ville, tra la la la lair / Taper sur les ouvriers / Taper sur leurs frères !

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01 octobre 2013

Ne vivons plus comme des esclaves

"NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES"

un film de Yannis Youlountas

(réalisé en 2013)

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