Comité stéphanois

Le blog du comité stéphanois a maintenant cessé ses activités depuis mai 2013.

24 mars 2017

Dans le patio universitaire des lieux communs

L'essai de nos camarades de la Cellule H1N1, "Dans le patio universitaire des lieux communs", vient d'être publié chez Edilivre.

Dans le patio

Il est d'ores et déjà commandable ici

avant extension aux librairies d'ici un peu plus d'un mois.

Extrait : 

Que par ailleurs l'étudiant soit presque toujours en première ligne au moment qu'il s'agit de contester un détail pour mieux renoncer à tout ne doit plus étonner personne. Sa croyance imbécile en un lendemain où le système saura lui donner une position sociale digne de l'enseignement qu'il a reçu, et dont il ignore perpétuellement l'objet, lui commande aussi religieusement de consentir à toutes les humiliations que lui inflige le dispositif étatico-marchand.

11 novembre 2013

Fin du blog

Ce blog cesse son activité pour une durée indéterminée !

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27 octobre 2013

Le Moyen Age, une imposture

Le moyen age, une imposture (1992)

Le Moyen Age, une imposture, de Jacques Heers, 1992.

Extrait N°1 : La cause est entendue : le médiéval fait honte, abomination des désolations ; et le "féodal", sa carte de visite pour beaucoup, est encore plus révoltant. L'on ne trouve pas assez de nouveaux mots pour condamner ces temps de "barbarie", fermés aux progrès, temps où de dures contraintes écrasaient, l'on n'en doute pas, le meilleur de la nature humaine sous une chappe d'obscurantisme, de superstitions. Tout le petit, le médiocre, tout ce qui, dans notre vie publique ou domestique, en reste aux balbutiements maladroits, tout ce qui refuse les mirifiques bienfaits des nouveautés et ne se prépare pas, enthousiaste, à l'horizon 2000 est, par définition, médiéval. Tout ce qui, dans les relations humaines, dans la gestion de la société et la manifestation des pouvoirs, déplaît, tous ces abus et vieilleries, tout cela est féodal. Sans parler bien sûr des cruautés, des drames, de la violence. Du lamentable au ridicule, chacun de nous pourrait, au fil de lectures de journaux ou de romans, à écouter la radio, dresser une sorte de florilège, un beau sottisier. Qui veut dénoncer une injustice, plus encore une superstition, écrit volontiers, pour exhorter ses lecteurs à se reprendre, que "nous ne sommes plus au Moyen Age".

Extrait n°2 : Si vous affirmez une renaissance, vous allez mieux convaincre en la greffant sur une décadence : le contraste apparaîtra plus vif et l'on vous croira plus aisément.

Extrait n°3 : Que le christianisme, les gestes de ses martyrs, puis la chevalerie, ses quêtes, ses combats ou ses jeux, aient enrichi le bagage culturel de l'occident et lui aient donné une autre couleur, cela s'impose comme une évidence. Mais cet enrichissement n'impliquait pas de faire table rase d'un héritage cultivé au contraire avec une vive révérence et parfois avec passion. Certains cycles antiques restaient à l'honneur, au coeur des préoccupations, inspirant quantité d'écrits, de réflexions, d'attitudes intellectuelles et de fidélités spontanées.

Extrait n°4 : A ce discrédit nous adhérons toujours, dans une large mesure. Certains diraient volontiers qu'avant Jules Ferry rien n'avait été fait pour l'instruction du peuple ! En tous cas, truisme constamment rappelé, aux temps "médiévaux" (pourquoi pas "moyenâgeux" ?) aucune école ni dans les villages, ni dans les divers quartiers des villes, si ce n'est pour quelques privilégiés...aussitôt destinés aux carrières ecclésiastiques. Or nous voici dans l'erreur la plus totale car toutes sortes de documents (archives comptables des municipalités et archives judiciaires, registres fiscaux) témoignent amplement, pour différents pays, de l'existence, outre le curé et ses assesseurs, de maîtres d'école de profession, régulièrement patentés et rémunérés.

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26 octobre 2013

La Résistance au Christianisme

La résistance au christianisme (1993)La Résistance au Christianisme, Les hérésies des origines au XVIIIe siècle, de Raoul Vaneigem, 1993.

Extrait n°1 : Une rumeur veut que ces nicolaïtes, du nom de l'évêque Nicolas gouvernant leur communauté, aient fait l'objet de polémiques dont le texte grec de l'Apocalypse attribuée à Jean porte témoignage. Si l'on se souvient que le même nom de Jean revêt un évangile originellement tiré d'un midrash naassène, il n'est pas improbable qu'à l'original juif de l'Apocalypse se soit ajouté, à la din du Ier siècle - alors que s'affrontent à Éphèse, à Antioche, à Pergame, à Alexandrie, à Corinthe, des philosophes judéo-chrétiens comme Cérinthe, Satornil et les partisans de Saül/Paul -, un programme de réunification esséno-chrétienne excluant le vieux naasénisme. Le texte de l'Apocalypse attaque nommément (2, 6 et 15-16) les nicolaïtes influents à Éphèse et à Pergame, où ils semblent s'efforcer de concilier naasénisme et essénisme.

Extrait n°2 : Écrite vers quinze ou seize ans, l'oeuvre de celui que Jacques Lacarrière qualifie de Rimbaud gnostique relie l'égalité sociale au libre exercice des désirs. Sa critique de la propriété outrepasse la conception rousseauiste, et il faut attendre Fourier et la radicalité de l'anarchie individuelle, avec son principe : "Ne nous groupons que par affinités", pour que ressurgisse en écho le génie précoce d'Épiphane de Céphalonie.

Extrait n°3 : Le mouvement cathare, tel qu'il se propage en Italie du Nord, en Provence, dans la région rhénane, en Flandre et en Champagne, procède, à l'origine, des missions bogomiles. Les chasseurs d'hérétiques ne s'y trompent pas qui les appellent "bougres", c'est-à-dire Bulgares (la Chanson de la croisade, v. 18, nomme les albigeois "cels de Bulgaria"). Leur désignation par le terme "cathare", du grec catharos, "pur", donnera l'allemand Ketzer, "hérétique". La Flandre les connaît au début sous le nom de "piffles" et la Gaule les appelle "tisserands", par référence à une corporation prompte à s'insurger contre les tyrannies et à répandre les idées de liberté.

Extrait n°4 : Poussé par la famine, Dolcino provoquant l'ennemi à la bataille se jeta dans un affrontement hasardeux dont il sortit vainqueur, capturant des prisonniers qu'il échangea contre des vivres. Alors, Clément V, multipliant les bulles de croisade, les promesses de détaxation et les avantages de tous ordres, obtint des renforts militaires de Lombardie, du Piémont, du comte de Savoie. Au blocus s'ajoutèrent les machines de siège et des armées de mercenaires expérimentés. Rédigeant à l'époque sa Divine Comédie, Dante Alighieri ne dissimule pas les sympathies que suscite en lui la guerilla de Dolcino. Il le met en garde contre une tactique de repli où le climat jouera contre lui et le dépouillera des avantages que lui avait assurés la mobilité de ses troupes aguerries et bien nourries.

Extrait n°5 : Où la politique avait condamné Dolcino, les spirituels et Savonarole, elle sauve Luther et son mouvement, elle le porte au pouvoir en vertu de cette force qui, sous les dehors de la religion et des idéologies, commence à apparaître au grand jour comme le véritable mode de gouvernement des hommes : l'économie. Luther et Calvin entérinent les décrets obscurs de la libre entreprise jusque dans l'écrasement du communalisme paysan et dans la condamnation de ce libre-esprit si résolument inconciliable avec l'emprise économique exercée sur la vie des hommes.

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23 octobre 2013

Vie et opinions de Tristram Shandy

Vie et opinions de Tristram Shandy (1760)

Vie et opinions de Tristram Shandy, de Laurence Sterne, vers 1760.

Extrait n°1 : Je crois avoir dit que cette bonne personne ne jouissait pas d'un mince prestige dans notre village et ses alentours, sa réputation s'étendant jusqu'à l'extrême limite de sa "sphère d'influence". Tout être vivant, qu'il porte ou non une chemise sur le dos, est ainsi environné d'une sphère d'influence et je demande seulement à Votre Grâce, quand on lui dira qu'une telle sphère était d'un grand poids en ce monde, de l'imaginer dilatée ou contractée proportionnellement au rang, à la profession, à la science, aux capacités, à la hauteur et profondeur (dans les deux sens) du personnage considéré.

Extrait n°2 : Aristote dit dans son grand ouvrage qu'un homme, quand il pense au passé, baisse son regard vers la terre et qu'il l'élève vers le ciel s'il songe au futur.
Mon oncle Toby ne devait penser ni à l'un ni à l'autre car son regard demeurait horizontal.

Extrait n°3 : Tandis que les gens du commun, guidés par ces lumières, s'affairaient à descendre au fond du puits où la Vérité tient sa petite cour, les savants n'en étaient pas moins occupés à en pomper l'eau dans les conduits de leur dialectique : eux ne recherchaient pas les faits : ils raisonnaient.
La Faculté, plus que tout autre corps savant, eût projeté des flots de lumière sur le sujet si elle avait pu ne pas le mêler à ses disputes sur le goître et l'enflure œdémateuse ; elle n'y réussit malheureusement pas, bien que le nez de l'étranger n'eût pas plus à faire avec l'œdème qu'avec le goître.
Il fut toutefois démontré de façon très satisfaisante qu'une masse aussi pesante de matière hétérogène ne pouvait croître sur le nez par congestion et conglomération, tandis que l'enfant était encore in Utero, sans rompre l'équilibre statique du fœtus et sans le faire choir la tête la première neuf mois avant terme.
Certains opposants accordèrent la thèse mais nièrent les conséquences.

Extrait n°4 : Il n'est pas étonnant qu'Eudamidas, fils d'Archimadas, ayant ouï Xenocrate disputer de la sagesse à soixante-dix ans, ait demandé gravement à quel âge le vieillard comptait user de cette sagesse dont il recherchait et discutait encore la nature.

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Contributions à la guerre en cours

Contributions à la guerre en cours (2009-2001)

Contributions à la guerre en cours, Tiqqun, éditions La fabrique, (réunion de textes déjà parus en 2001 dans la revue Tiqqun n°2)

Extrait n°1 : La communauté ne désigne jamais un ensemble de corps conçus indépendamment de leur monde, mais une certaine nature des rapports entre ces corps et de ces corps avec leur monde.

Extrait n°2 : Chaque corps, pour devenir sujet politique au sein de l'État moderne, doit passer à l'usinage qui le fera tel : il doit commencer par laisser de côté ses passions, imprésentables, ses goûts, dérisoires, ses penchants, contingents, et il doit se doter en lieu et place de cela d'intérêts, eux certes plus présentables, et même représentables. Ainsi donc, chaque corps pour devenir sujet politique doit-il procéder à son autocastration en sujet économique. Idéalement, le sujet politique se sera alors réduit à une pure voix.

Extrait n°3 : A chaque instant de son existence, la police rappelle à l'État la violence, la trivialité et l'obscurité de son origine.

Extrait n°4 : L'Empire ne conçoit pas la guerre civile comme un affront fait à sa majesté, comme un défi à sa toute-puissance, mais simplement comme un risque. Ainsi s'explique la contre-révolution préventive que l'Empire n'a de cesse de livrer à tout ce qui pourrait occasionner des trous dans le tissu biopolitique continu. A la différence de l'État moderne, l'Empire ne nie pas l'existence de la guerre civile, il la gère.

Extrait n°5 : Sous l'Empire, les formes classiques du capitalisme se survivent, mais comme formes vides, comme purs véhicules au service du maintien des dispositifs. Leur rémanence ne doit pas nous leurrer : elles ne reposent plus en elles-mêmes, elles sont devenues fonction d'autre chose. DÉSORMAIS, LE MOMENT POLITIQUE DOMINE LE MOMENT ÉCONOMIQUE. L'enjeu suprême n'est plus l'extraction de plus-value, mais le Contrôle.

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La rébellion française, 1661-1789

La Rebellion Française (2002)

La rébellion française, 1661-1789, de Jean Nicolas, 2002.

Extrait n°1 : Les foules se rassemblent aux cris de Caroi, Caroi - "qui est, lit-on dans un rapport, le mot excitant sédition dans cette province comme gabeleux et maltôtier dans les autres". La répression, menée à grands moyens militaires, devait expédier aux galères des centaines de condamnés. Cette révolte, blasonnée dans le registre du dérisoire sous le nom de "guerre de Lustucru", est le dernier des grands mouvements collectifs liés à la fiscalité directe.

Extrait n°2 : Un écrit circule dans les campagnes, fort "insolent" pour les seigneurs : sous l'appellation de Code paysan, il revendique "la liberté de la province armorique" et énumère un certain nombre de griefs relatifs au papier timbré mais aussi à la chasse, aux colombiers, aux moulins banaux ; il réclame la suppression des champarts, dîmes et corvées en même temps qu'il dénonce en termes extravagants une "gabelle" personnifiée qu'il faut pourchasser ainsi que ses "enfants", avec ordre de "tirer sur elle comme sur un chien enragé".

Extrait n°3 : Au printemps 1769, l'affrontement débouche sur une sorte de jacquerie anti-industrielle dont Versailles a aussitôt connaissance : le 24 mars, jour du Vendredi saint, lit-on dans la correspondance qui rapporte les faits, "plus de cinq cents paysans armés de fusils, de pistolets, de faux et de bâtons ferrés fondent successivement sur toutes les carrières, mettent le feu à toutes les baraques et aux maisons des directeurs qu'ils ruinent de fond en comble, détruisent tous les ouvrages, comblent tous les puits, pillent et vendent tout ce qui se rencontre sous leurs mains, outils, ferrures, planches, charbon, meubles et effets, partagent entre eux ce qu'ils ne peuvent vendre, se saisissent des chevaux et des bateaux, courent dans tous les villages voisins sommer les habitants de leur déclarer où sont les directeurs qu'ils veulent, disent-ils, avoir vifs ou morts".

Extrait n°4 : L'insistante vision tocquevillienne d'idées critiques venues d'en haut, sorties des cénacles de la pensée, et qui, par étapes, auraient atteint le bas de l'échelle au point d'"enflammer jusqu'à l'imagination des femmes et des paysans", un tel schéma résiste mal à l'examen des faits. C'est à ras de terre que s'élaboraient les aspirations réformistes du plus grand nombre, et toutes les espérances libertaires que la convocation des Etats généraux allait permettre de formuler en mots et en doctrine.

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21 octobre 2013

De la guerre

De la guerre (1832)De la guerre, de Carl von Clausewitz, 1832.

Extrait n°1 : On ne s'engage jamais dans l'action qu'en présumant que, si la bataille doit avoir lieu, elle sera favorable.

Extrait n°2 : Le dessein positif est absent de la simple résistance, nous n'y utilisons nos forces que pour contrecarrer les desseins de l'adversaire, et nous ne pouvons donc les diriger vers d'autres objectifs.

Extrait n°3 : La vertu guerrière est l'apanage de la seule armée régulière, c'est elle qui en a le plus besoin. Dans les insurrections et les guerres populaires, les qualités naturelles se développent rapidement pour la remplacer.

Extrait n°4 : La bataille est donc la guerre en concentré, le centre de gravité de l'ensemble du conflit ou de la campagne. Comme le point focal d'un miroir concave fait converger les rayons du soleil en un point parfait qui les porte à l'incandescence maximale, toutes les forces et toutes les tendances de la guerre se réunissent dans la bataille pour exercer la force la plus concentrée.

Extrait n°5 : La guerre populaire telle que nous la concevons, pareille à une nuée, à un brouillard, ne doit jamais se matérialiser en un corps compact, de peur que l'ennemi ne s'attaque à ce noyau dur, ne le détruise et capture un grand nombre d'insurgés. Dans ce cas, le courage s'effondre, chacun se prend à croire que tout est fini, que tout nouvel effort sera vain - le peuple relâche les armes. Par contre, il est nécessaire que cette nuée s'épaississe en certains points et se matérialise en groupes plus denses, pour constituer une orageuse menace d'où peut jaillir un puissant éclair. Ces points sont en particulier situés aux extrémités du théâtre de guerre de l'ennemi.

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Du trop de réalité

Du trop de réalité (2000)Du trop de réalité, de Annie Le Brun, 2000.

Extrait n°1 : Car c'est le trop de réalité qui engendre cette "réalité virtuelle" destinée à englober toute réalité, dans la mesure où "il s'agit d'un système dans lequel la réalité même (c'est-à-dire l'existence matérielle/symbolique des gens) est entièrement captée, immergée, dans un cadre d'images vituelles, dans un univers de simulacres, dans lequel les apparences ne se situent pas seulement sur l'écran où l'expérience est communiquée, mais deviennent l'expérience même".

Extrait n°2 : Quant aux exceptions, il paraît bien difficile d'en trouver dans un temps où il n'est plus d'intellectuel à pouvoir même concevoir l'honneur de refuser le Légion d'honneur.

Extrait n°3 : Quant aux artistes - dont il n'y a pas grand-chose à attendre depuis que Jacques Vaché en a tranché en 1917 : "Nous n'aimons ni l'art, ni les artistes" -, on ne sait pas ce qui les aurait empêchés de rejoindre cette domesticité culturelle. Sinon, on ne verrait pas prétendre à ce titre une pléthore de travailleurs culturels censés produire l'art de ce temps, au rythme des bourses et subventions que tous les Etats du monde leur accordent généreusement.

Extrait n°4 : Sur ce point, comme sur tant d'autres aujourd'hui, l'université donna le ton - ce qui, soit dit en passant, confirmait l'analyse de "Unabomber" pour qui les universitaires sont les meilleurs agents de la société qu'ils prétendent critiquer. En effet, tous les professeurs d'université, sollicités par la police pour évaluer le texte dont on cherchait à arrêter l'auteur, furent unanimes : non seulement ce texte ne répondait pas aux critères universitaires mais son auteur n'était pas des leurs.

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Le Socialisme sans le Progès (The Root is Man)

Le socialisme sans le progrès (1946)

Le Socialisme sans le Progrès, (Titre original : "The Root is Man"), de Dwight Macdonald, 1946, traduit de l'anglais par Célia Izoard, 2011.

Extrait n°1 : Entre la révolution française de 1789 et l'année 1928, les termes "droite" et "gauche" permettaient de décrire le paysage politique de façon appropriée. Mais en 1928 s'opéra un tournant qui déplaça les termes de la lutte pour l'émancipation humaine - certes, il était en préparation depuis plus longtemps, mais l'année 1928 constitue un point de repère commode. C'est l'incapacité de Trotski à le comprendre qui a donné à son analyse de la "question russe" un caractère de plus en plus irréel ; de même que l'aveuglement durable des libéraux et des socialistes face à cette nouvelle donne explique le caractère pour le moins décalé de leurs positionnements politiques actuels.

Extrait n°2 : L'idée de processus historique, qui était encore il y a un siècle la marque de fabrique de la gauche, est devenue l'argument massue des partisans de l'état des choses actuel.

Extrait n°3 : Nous sommes d'avis qu'il faut adapter la technologie à l'humain même si cela impliquait - ce qui est probable - une régression technologique, au lieu d'exiger des humains qu'ils s'adaptent aux technologies.

Extrait n°4 : Aujourd'hui, le problème fondamental que nous devons affronter, en tant que socialistes, est ce que Georg Lukacs appelle la réification (la "chosification"), un processus que Marx décrit de façon prophétique dans sa théorie de l'aliénation : le fait que l'humain est rendu étranger à sa propre nature par des forces sociales qu'il a lui-même libérées.

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