Comité stéphanois

Le blog du comité stéphanois a maintenant cessé ses activités depuis mai 2013.

29 octobre 2013

Des émeutes à Sao Paulo

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Suite à la mort d'un "adolescent", tué dimanche 27 octobre 2013 par un policier, des émeutes ont eu lieu à Sao Paulo, lesquelles semblent aussi faire suite à la manifestation du vendredi 25, qui s'était terminé par une forte intervention des "Black Blocs". Il est à noter que le mois de juin 2013 avait déjà été le théâtre d'une "fronde" sociale de très grande ampleur au Brésil, en particulier à Rio de Janeiro et à Sao Paulo.

 

 

 

 

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26 octobre 2013

Une petite précision à l'usage des rares visiteurs de ce site

Nous tenons ici à préciser que les transformations que ce blog vient de "subir" ne sont pas le fait d'une simple lubie, mais le résultat de ce constat que le "comité stéphanois", à proprement parlé, n'est plus, et qu'il nous a paru bon d'en assumer ainsi les conséquences. Aussi voudra-t-on bien considérer que tous les messages déposés ici depuis le premier mai 2013 ne l'ont aucunement été de son fait, mais de celui de l'existence d'un nouveau collectif qui a donc pris le relais, et apporté certaines modifications.

Si nous admettons de devoir beaucoup au "comité stéphanois" (certains d'entre nous en étaient), rien de ce qui maintenant (et depuis la date susdite) s'y présente ne peut ni ne doit être porté à son crédit. Ce blog, "Amour Émeute & Cuisine", est à présent celui des AECiers ; ceci étant dit pour éviter toute confusion et tout malentendu.

Les AECiers

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23 octobre 2013

La rébellion française, 1661-1789

La Rebellion Française (2002)

La rébellion française, 1661-1789, de Jean Nicolas, 2002.

Extrait n°1 : Les foules se rassemblent aux cris de Caroi, Caroi - "qui est, lit-on dans un rapport, le mot excitant sédition dans cette province comme gabeleux et maltôtier dans les autres". La répression, menée à grands moyens militaires, devait expédier aux galères des centaines de condamnés. Cette révolte, blasonnée dans le registre du dérisoire sous le nom de "guerre de Lustucru", est le dernier des grands mouvements collectifs liés à la fiscalité directe.

Extrait n°2 : Un écrit circule dans les campagnes, fort "insolent" pour les seigneurs : sous l'appellation de Code paysan, il revendique "la liberté de la province armorique" et énumère un certain nombre de griefs relatifs au papier timbré mais aussi à la chasse, aux colombiers, aux moulins banaux ; il réclame la suppression des champarts, dîmes et corvées en même temps qu'il dénonce en termes extravagants une "gabelle" personnifiée qu'il faut pourchasser ainsi que ses "enfants", avec ordre de "tirer sur elle comme sur un chien enragé".

Extrait n°3 : Au printemps 1769, l'affrontement débouche sur une sorte de jacquerie anti-industrielle dont Versailles a aussitôt connaissance : le 24 mars, jour du Vendredi saint, lit-on dans la correspondance qui rapporte les faits, "plus de cinq cents paysans armés de fusils, de pistolets, de faux et de bâtons ferrés fondent successivement sur toutes les carrières, mettent le feu à toutes les baraques et aux maisons des directeurs qu'ils ruinent de fond en comble, détruisent tous les ouvrages, comblent tous les puits, pillent et vendent tout ce qui se rencontre sous leurs mains, outils, ferrures, planches, charbon, meubles et effets, partagent entre eux ce qu'ils ne peuvent vendre, se saisissent des chevaux et des bateaux, courent dans tous les villages voisins sommer les habitants de leur déclarer où sont les directeurs qu'ils veulent, disent-ils, avoir vifs ou morts".

Extrait n°4 : L'insistante vision tocquevillienne d'idées critiques venues d'en haut, sorties des cénacles de la pensée, et qui, par étapes, auraient atteint le bas de l'échelle au point d'"enflammer jusqu'à l'imagination des femmes et des paysans", un tel schéma résiste mal à l'examen des faits. C'est à ras de terre que s'élaboraient les aspirations réformistes du plus grand nombre, et toutes les espérances libertaires que la convocation des Etats généraux allait permettre de formuler en mots et en doctrine.

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15 octobre 2010

Retraites, tract octobre 2010

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En PDF à imprimer ici

La retraite on s'en fout on veut plus bosser du tout !

Plus question pour nous de battre inlassablement en retraite ! Il s'agit bien au contraire une bonne fois pour toutes à nos yeux de n'employer la retraite qu'avec parcimonie, en cas d'extrême nécessité, et seulement à des fins tactiques et stratégiques. Nous n'avons pas plus à nous retirer d'une vie dont l'organisation actuelle du travail et des loisirs nous a d'ores et déjà si pleinement séparé, que du champ de bataille où nous commençons tout juste à renouer avec elle. Aucune réforme ne nous rendra à la poésie dont nous sommes faits ; seule une insurrection au cours de laquelle nous abolirons le travail salarié* l'argent le patronat la police et l’État, entre autres, nous offrira d'entrer à nouveau dans le jeu merveilleux du vivant ! La réalité d'un monde où l'on ne rêve plus guère que du moment de s'en retirer fait par là aussitôt l'aveu de sa propre nullité – c'est une réalité de morts-vivants, un néant consommable qu'il nous faut nécessairement anéantir, sans autre forme de procès. Aussi sûrement que l'urne où l'on dépose son bulletin de vote n'est que l'endroit où l'on enterre les cendres du politique, la retraite salariale n'est que le moment où l'on dépose misérable les cendres d'une misérable existence chômée ou salariée. Peu nous chaut de nous retirer à 60 ou 70 ans d'une vie qui n'était déjà pas là, et qu'aucune vieillesse même oisive ne nous rendra jamais. Cessons morbleu de perdre nos vies à les gagner :

! ABOLISSONS LE TRAVAIL !

! MORT AU PATRONAT ET A L'ETAT !

VIVE LA COMMUNE

* Abolir le travail salarié reste à ce jour le meilleur moyen d'en finir avec le chômage, et aussi bien avec la question des retraites.

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24 mai 2010

Soutien aux quatre de Villiers-le-Bel

Ça ne se passera pas comme ça.
Pourquoi nous devons libérer les incarcérés de Villiers-le-Bel.

Le 21 juin prochain, ce ne sera pas l’été, ce ne sera pas la fête de la Musique ; ce sera l’ouverture du procès de nos amis, de nos frères. Quatre de Villiers-le-Bel devront répondre de l’accusation d’avoir tiré à la chevrotine sur la police durant les émeutes de novembre 2007. Le scénario est déjà écrit : après l’opération de communication de février 2008 – 1500 hommes en armes dans la cité avec journalistes embarqués -, après les « sanctions exemplaires » exigées par Sarkozy, après les condamnations démesurées des émeutiers au printemps dernier – 3 ans ferme pour jet de pierre -, ce sera le procès de la « banlieue-tueuse-de-flics », chargé de réconcilier le pouvoir avec l’électorat du Front National et tous les flippés de France. On négligera que les deux seuls morts dans cette affaire, ce sont Lakhamy et Moushin, deux adolescents tués dans un curieux « accident » avec une voiture de police. On fera semblant d’oublier que les secours à peine arrivés, un porte-parole du ministère de l’Intérieur annonçait déjà aux médias que les policiers n’étaient pour rien dans ces morts. On évitera bien d’évoquer que c’est le déferlement de cars pleins de CRS sur la cité qui a déclenché l’émeute. Puisqu’il faut des « coupables » sur qui déchaîner la vengeance de l’Etat, il faut un procès, un procès pour l’exemple. En l’absence de la moindre preuve, ce sera un procès de témoignages, ce sera parole de flics et de délateurs anonymes rémunérés contre parole de « jeunes », devant un jury d’assises.

Jusqu’à la mort de Lakhamy et Moushin, Villiers-Le-Bel, c’était une petite ville discrète du Val d’Oise - la gare, la Cerisaie, la ZAC, le PLM, les Carreaux, les Burteaux... Depuis les émeutes, Villiers, ce n’est plus une ville, c’est un symbole, un enjeu, un fantasme. Le pouvoir y projette toutes ses angoisses sécuritaires, et d’abord sa crainte qu’à l’occupation policière des quartiers réponde l’émeute organisée, que ceux que l’on braque au flashball depuis dix ans finissent par mettre les flics dans le viseur. Chaque soir de l’année, les boulevards de Villiers ne sont plus qu’un ballet des différents corps de police – UTEQ, gardes mobiles, CRS, BAC, etc. -, en attendant l’inauguration du nouveau commissariat de 360 hommes. C’est une expérimentation où l’on cherche à déterminer le niveau de pression policière, de provocations que peut supporter un quartier sans exploser. La sensation, ici, ce n’est pas de vivre en marge de la société, mais dans le laboratoire de son futur. S’il y a dans l’avenir proche un risque de soulèvement, ce qui est sûr c’est que c’est à Villiers que le pouvoir s’entraîne à le gérer. N’importe qui se promène ici dans la rue après 17 heures comprend : L’Etat et ses patrouilles de Robocops façon Gaza ne cherchent pas à ramener l’ordre là où règnerait le désordre, mais à provoquer le désordre au bon moment pour pouvoir être vu comme ceux qui ramènent l’ordre, quand s’approchent les élections.

En vérité, cette société est devenue si incapable de dire positivement ce qu’elle est ni ce qu’elle veut, qu’elle ne sait plus se définir que contre la banlieue. C’est pourquoi le pouvoir veut faire du procès de Maka et des autres le procès des « tueurs de flics » : pour souder autour de lui une société en perdition. Nos amis n’ont pas à payer pour cette perdition, ni pour le salut des gouvernants. Le procès qui leur est intenté ne vise pas, au fond, à établir la responsabilité d’actes précis, c’est le procès d’un événement dans son entier, et plus que d’un événement encore, celui d’une séquence historique. Une séquence historique qui s’est ouverte avec la mort de Zyed et Bouna et les émeutes de 2005, et que le pouvoir voudrait finir d’étouffer par un procès d’assises à grand spectacle.

Le problème, c’est que la rage et la révolte qui se sont exprimés là ne s’y laisseront pas étouffer. Un autre est que ces explosions-là ont résonné et résonnent encore dans bien d’autres coeurs que celui des dits « jeunes des cités ». Un autre encore est que cette nouvelle opération d’isolement est peut-être en passe d’échouer définitivement. Des cloisons se sont brisées, des mains qui se cherchaient à tâtons se sont trouvées.

Nous en appelons à tous ceux qui ne supportent plus l’occupation de nos vies par la police. Nous ferons tout pour que ce procès ne soit pas une nouvelle occasion de légitimer cette occupation par les désordres qu’elle produit.

Nous refusons que nos frères payent pour les angoisses des gouvernants. Cela fait déjà deux ans qu’on les tient enfermés.

Nous refusons que des dizaines d’années d’emprisonnement soient distribuées sur la base de témoignages anonymes rétribués par la police.

Nous refusons le scénario du gouvernement. Nous avons deux mois pour le chambouler.

Plusieurs dates sont déjà prévues dans cette tournée de soutien qui se déroulera du 20 mai au 15 juin 2010. Une manifestation partira le samedi 19 juin à 14h de la gare de Pontoise. Un programme partiel sera rendu public dans les semaines qui viennent.

Prenez contact avec nous. Organisez des soirées de soutien, des débats, des projections, des actions. Rencontrons-nous.

Comité de soutien aux inculpés de Villiers-le-Bel Collectif Respect-Vérité-Justice de Villiers-le-Bel

Pour nous soutenir financièrement (avocats et campagne de soutien), vous pouvez obtenir les coordonnées bancaires du collectif de soutien de Villiers le Bel en écrivant à : respectveritejustice@gmail.com

Pour toute information concernant la tournée et pour communiquer les différentes initiatives :
http://www.soutien-villierslebel.com/

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18 août 2009

Grève Générale

Grève générale / La société elle a mauvaise haleine (2008?) : La grève sauvage est déclarée on se transforme en émeutier, Plus envie de reculer cette fois les flics devront céder. On a vraiment tout essayé, la droite la gauche nous ont menti, cette fois le système va exploser Vive la révolte des insoumis. / Organiser en comité les choses vont bouger, les patrons au bûché et les profits exterminés. Les mairies réquisitionnées et l'état renversé pour que nos vies deviennent enfin leur priorité. / Plus la peine d'espérer messieurs les exploiteurs, l'heure est venue pour vous de descendre sans ascenseurs de vos tours d'ivoire car vous sentez l'odeur, l'odeur des bûchés où brûlent toutes vos horreurs. / Enfin nous serons libre de toutes vos règles débiles, enfin nous serons libres de toutes vos contraintes inutiles.

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15 août 2009

On frappera

On frappera - La Rumeur (2002) :  [Hamé] Avec nos fronts en fièvre, avec nos poings en grève et un vacarme d’armes à bâillonner les chiens de garde du palais, avec une étincelle frêle aux coins des lèvres sur une mare noire de kérosène, avec des plages pleines du sang séché de nos veines, avec un incendie au cœur et la mémoire de la sueur, avec le talon fier plein de poussière et la musique éclair du revolver, quand elle rythme la fuite des pitres sous les jupons de l’institution, avec des torches rallumées au lendemain des massacres, et puis, les vapeurs âcres qu’exhalent nos plans d’attaque en bouillant dans le cloaque, avec un goût prononcé pour la poésie du fond des mines et un faible avéré pour la nitroglycérine, avec les plans du bâtiment plus les chiffres-clés des codes d’accès, avec le "rass", avec les dents, avec finesse, avec du temps, avec ou sans l’aide du ciel mais avec toi, lui et elle : On frappera

[Philippe] Sur ma vie, sur ma tête, que les porcs restent à l’abri, je te rassure pour le bain de sang par terre, comme j’ai bien appris mes leçons de guerre, sur ta patrie on frappera, mes soldats en batterie. Stratégiquement sur la SNCF quand, dans mes rangs, la haine s’élève pour effacer le sourire sur ses lèvres, on frappera et on fera pas de prisonniers. Que les volontaires viennent se désigner ! Y’aura plus de secours, plus de ligne de téléphone, sur les postes de police, poste et télécoms. On frappera surtout sur la capitale, sur toutes ses fonctions vitales et on fera pas dans le détail. Et on dansera sur les ruines de ces belles vitrines et, à notre passage, tu pourras compter les victimes. Barricades, barrages partout sur Paris, partout sur la ville que de la barbarie. Reçus 5 sur 5, on tient le siège d’ici au palais de justice et, pour ces briseurs de rêves, y’aura pas d’armistice dans ces zones sinistrées, appelle tes militaires pour aider les "kisdés". On frappera

[Ekoué] Toujours la main sur le cœur pour palper l’acier dans la poche intérieure de mon bombardier, on frappera même au sol pour un regard, une parole, la sanction tombe sans discuter une plombe. Pour ce genre de nègres qui, pour paraître plus intègre, se désintègre - c’est le cas de le dire - pour embrasser le cul de la patronne, plus rien ne m’étonne. Comme des merdes de chien et pour des miettes de pain, on frappera, on fera la misère pour combler soit-disant notre absence de repères, pour qu’on en vienne à des méthodes à l’ancienne, en pleine période de vache maigre pour qu’on nous lâche du blé, pour qu’on nous lèche les pieds, sous la menace d’un ou plusieurs colis suspects. La douce France couche pour de l’oseille, et partout en Afrique je ferai courir le bouche-à-oreille. On frappera, on forcera les serrures des portes blindées et cadenassées de la préfecture pour, qu’enfin, les "zinclars" en galère de papelards s’offrent le plus beau des mariages blancs, pour ne rien laisser au hasard mais tout en bazar, juste pour crever l’écran. On frappera.

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04 août 2009

Emeutes en europe pour les années 2007-2008

Emeutes_en_europe_2007_2008blog

Carte réalisée par Alain Bertho, professeur d'anthropologie à Paris 8

    Est-il nécessaire de commenter cette carte ? Sans doute non, tant à elle seule elle suffit à révéler les multiples tensions qui traversent notre vieille europe, et en particulier la france et la grèce. Disons simplement, pour aller vite, que l'intérêt d'une telle carte est de montrer ce que les médias tentent de dissimuler chaque jour de plus en plus vainement : qu'une certaine "violence" émeutière se déploie depuis quelques années sur le continent, icelle "violence" veut légitimement répondre et s'opposer, pour l'essentiel, à la violence réelle et quotidienne, répressive et agressive, du capitalisme mondialisé. Que la plupart des médias aient choisi de ne l'évoquer que sous l'angle de la délinquance ne surprendra pas et ne change décidément rien à l'affaire, cette carte souligne assez qu'il s'agit bien plutôt au moins d'une résistance qui s'organise progressivement contre le monde-marchandise, au mieux d'une insurrection qui vient.

Comité stéphanois

P.S : on pourra utilement aller voir l'intéressant site d'Alain Bertho en cliquant ici.

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25 juillet 2009

La guerre sociale bat son plein

La guerre sociale bat son plein : nous faisons suivre un article du monde sans prendre le temps de commenter ou adapter le discours.

    BALFOUR, Afrique du Sud - Pour la deuxième journée consécutive, des manifestations ont dégénéré en émeutes mercredi dans le township sud-africain de Thokoza, à Johannesburg, ainsi que dans plusieurs autres quartiers pauvres du pays.

    Plusieurs milliers d'habitants de Thokoza défilaient pour réclamer davantage de services publics, de logements et d'emplois. Des manifestants ont jeté des pierres en direction de la police, qui a riposté par des tirs de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes.

    Le mouvement de protestations a également gagné Meyerton, au sud de Johannesburg, où des habitants ont occupé des terres agricoles afin de protester contre leur expulsion de campements provisoires.

    Dans le township de Balfour, dans le nord-est, des résidents ont menacé d'incendier des bâtiments municipaux si cent personnes arrêtées lors de manifestations, mardi, n'étaient pas libérées, rapportait Talk Radio 702.

    Ces violences sont les plus graves depuis l'entrée en fonction début mai du président Jacob Zuma, alors que les mouvements sociaux et les menaces sur le secteur industriel se multiplient ces derniers mois.

    Ce dernier pourrait avoir du mal à tenir ses promesses électorales d'aide aux plus pauvres, l'Afrique du Sud étant entrée dans sa première période de récession en dix-sept ans.

    Ces émeutes rappellent en outre les violences menées contre les étrangers l'an dernier, dans lesquelles 62 personnes avaient été tuées, et jettent le doute sur l'image positive que tente de projeter le pays à moins d'un an de l'organisation de la Coupe du monde de football.

Le Monde

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Photo du journal Ouest-France.fr, du jeudi 9 juillet 2009.

Nous pouvons d'ailleurs nous interroger sur le véritable objet d'une telle photo : le journal voulait-il témoigner de "l'événement" qui avait lieu ce jour là en afrique du sud ? ou souhaitait-il se faire de la publicité à peu de frais en y inscrivant son nom en bas à droite, et en lettres assez imposantes ? A moins qu'il ait désiré nous faire savoir que, tout compte fait, "l'événement" se déroulait dans l'ouest de la france - mais que viendrait faire dès lors une telle photo dans un article sur l'afrique du sud...

Comité stéphanois

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10 janvier 2009

Appel des insurgés grecs

PLUS RIEN NE SERA JAMAIS COMME AVANT ...

PLUS RIEN ...

    Le 6 décembre, à 21 heures, un membre des forces spéciales de la police a arrêté son véhicule, visé un gamin de quinze ans et l'a abattu dans le quartier d'Exarchia, à Athènes. Ce meurtre n'est pas un cas exceptionnel ou isolé de violence policière. Le matin du même jour, des travailleurs immigrés qui faisaient la queue pour déposer une demande d'asile au poste de police situé sur l'avenue Petrou Ralli ont été attaqués par des flics anti-émeute. Suite à cette agression, un Pakistanais a été victime d'un grave traumatisme crânien et lutte depuis pour sa vie dans l'unité de soins intensifs de l'hôpital Evangelismos. Ce ne sont là que deux cas pris parmi des dizaines d'autres similaires au cours des dernières années. La balle qui a transpercé le cour d'Alexis n'est pas une balle perdue tirée par un flic et qui aurait atteint le corps d'un adolescent «indocile». Elle résulte d'un choix : celui de l'État qui, par la violence, veut imposer la soumission et l'ordre aux milieux et aux mouvements qui résistent à ses décisions. Un choix qui vise à menacer tous ceux qui veulent résister aux nouvelles dispositions prises par les patrons dans le domaine du travail, de la sécurité sociale, de la santé publique, de l'éducation, etc. Ceux et celles qui travaillent doivent s'épuiser pour gagner une misérable paye mensuelle de 600 euros. Ils doivent bosser jusqu'à épuisement chaque fois que le patron a besoin d'eux, accepter d'effectuer des heures supplémentaires non rémunérées et d'être mis à pied chaque fois que les entreprises sont « en crise ». Et enfin, ils doivent se tuer au boulot chaque fois que l'intensification de la production l'exige, tout comme ces cinq dockers qui sont morts dans les chantiers de Perama, il y a cinq mois. Si ce sont des travailleurs immigrés, et qu'ils osent demander quelques euros de plus, ils seront tabassés et vivront sous un régime de terreur, tout comme les travailleurs et travailleuses agricoles employés dans les serres de fraises de Nea Manolada, dans l'ouest du Péloponnèse.

...NE SERA JAMAIS...

    Ceux et celles qui étudient doivent passer leur temps dans des salles de classe minables et payer des cours particuliers pour se « préparer » de façon intensive aux examens annuels. Les enfants et les ados doivent oublier de jouer avec les autres dans la rue et de se sentir insouciants, afin de se gaver d'émissions de télé-réalité et de jeux électroniques, depuis que les espaces publics gratuits ont été transformés en galeries marchandes, ou parce que les enfants ne disposent plus d'assez de temps libre pour s'amuser. Quant aux étudiants des universités, celles et ceux qui suivent ce processus naturel d' « évolution » vers la réussite, ils découvrent que les prétendues «connaissances scientifiques» sont en fait orientées vers la satisfaction des besoins des patrons. Un étudiant doit continuellement s'adapter à de nouveaux cursus et récolter le plus grand nombre de « certificats » possible afin d'être finalement récompensé par l'attribution d'un diplôme qui ne vaut guère plus qu'un rouleau de papier-toilette, mais a encore moins d'utilité que celui-ci. Un diplôme qui ne garantit rien de plus qu'un salaire mensuel de 700 euros, souvent sans droit aux assurances sociales ou à la couverture maladie. Tout cela se déroule alors que des millions d'euros atterrissent dans les poches d'entreprises religieuses et d'athlètes olympiques dopés et payés des sommes extravagantes pour « glorifier la patrie». Un argent qui finit dans les poches des riches et des puissants. Des pots-de-vin sont versés aux « copains » et des journalistes corrompus se livrent à de sordides marchandages afin de couvrir des scandales impliquant le gouvernement. Alors que des dizaines de personnes périssent dans des incendies de forêts pour permettre au grand capital de transformer ces zones en sites touristiques et que des travailleurs crèvent dans les chantiers de construction et dans les rues et que leurs décès sont classés comme de simples « accidents du travail». Alors que l'Etat distribue de l'argent aux banques pour les aider, qu'il nous enfonce dans un océan de dettes et de prêts et qu'il augmente la fiscalité directe pour tous les travailleurs. Alors que la stupidité des stars de télévision richissimes devient parole d'évangile pour un nombre croissant d'exploités. La balle qui a transpercé le cour d'Alexis a frappé le cour de l'exploitation et de la répression pour une partie importante de cette société qui sait qu'elle n'a rien à perdre en dehors de l'illusion que les choses pourraient s'améliorer. Les événements qui ont suivi l'assassinat d'Alexis ont prouvé qu'une grande partie des exploités et des opprimés ont sombré dans ce marécage jusqu'au cou. Ce marais a débordé et menace de noyer les patrons et les politiciens, les partis et les institutions étatiques. Il est temps de nettoyer ce monde répugnant fondé sur l'exploitation de l'homme par l'homme et le pouvoir de quelques-uns sur la majorité. Nos cours débordent de confiance alors que les patrons tremblent de peur. La destruction des temples de la consommation, la réappropriation des biens, le «pillage» de toutes les choses qui nous sont dérobées alors qu'on nous bombarde de publicités correspondent à la prise de conscience que toute cette richesse est nôtre, parce que nous la produisons. «Nous», dans ce cas, désigne toutes les personnes qui travaillent. Cette richesse n'appartient pas aux propriétaires des magasins, ni aux banquiers, cette richesse est notre sueur et notre sang. C'est notre temps que les patrons nous volent tous les jours. Nous tombons malades quand nous prenons notre retraite. Nous nous disputons avec nos partenaires et nous n'avons même plus la force de rencontrer un couple d'amis, un soir de week-end. Nous sombrons dans la solitude et l'ennui chaque dimanche après-midi, et nous avons le sentiment d'étouffer tous les lundis matin. Exploités et opprimés, immigrants ou Grecs, travailleurs, chômeurs, étudiants ou lycéens, on nous somme aujourd'hui de prendre position face au faux dilemme posé par les médias et par l'Etat: sommes-nous du côté des porteurs de capuche ou du côté des propriétaires de boutiques ? Ce dilemme n'est qu'un leurre. Parce que le véritable dilemme que les médias ne veulent pas vous exposer est le suivant: êtes-vous pour les patrons ou les travailleurs? Pour l'État ou la révolte? Et c'est une des raisons pour lesquelles les journalistes s'appliquent à diffamer le mouvement, à dénoncer les « porteurs de capuche », les « pillards », etc. Ils veulent semer la peur parmi les opprimés pour une raison simple: la révolte rend leur position - et celle de leurs patrons - très précaire. La révolte prend pour cible la réalité qu'ils créent, elle lutte contre le sentiment que «tout va bien», elle combat toute séparation entre une «révolte sentimentale et juste» et de prétendus «éléments extrémistes» et elle s'oppose finalement à toute distinction entre des «hors-la-loi» et des manifestants pacifiques. Face à ce dilemme, nous avons une réponse: nous sommes du côté des « porteurs de capuche ». Nous sommes les « encapuchonnés ». Non pas parce que nous voulons cacher notre visage, mais parce que nous voulons nous rendre visibles. Nous existons. Nous ne portons pas des capuches par amour de la destruction, mais parce que nous sommes motivés par le désir de prendre notre vie en mains. Nous voulons construire une société différente sur la tombe des marchandises et des pouvoirs . Une société où tout le monde prendra des décisions collectives dans les assemblées générales des écoles, des universités, des lieux de travail et des quartiers, sur tout ce qui nous concerne, sans que nous ayons besoin de représentants politiques, de dirigeants ou comissaires politiques. Une société où tous ensemble nous guiderons notre destin. Une société où nos besoins et nos désirs dépendront seulement de nous, et non d'un député, d'un maire, d'un patron, d'un prêtre ou d'un flic. Notre espoir d'une telle vie est né une nouvelle fois sur les barricades érigées partout en Grèce et dans la solidarité dont le mouvement a bénéficié à l'étranger. Il nous reste à faire de cet espoir une réalité. La possibilité d'une telle vie est maintenant mise à l'épreuve par les assemblées qui se tiennent dans les bâtiments municipaux, les sièges des syndicats et les bâtiments des universités occupés à Athènes et ailleurs en Grèce, assemblées où chacun peut exprimer librement ses opinions et discuter des formes d'action collective, sur la base de ses désirs et besoins. Le rêve de cette nouvelle vie a commencé à prendre forme.

... COMME AVANT.

    Que nous reste-t-il à faire pour voir ce rêve réalisé? Nous devons nous organiser là où nous étudions, travaillons ou habitons. Sur nos lieux de travail nous pouvons discuter de nos problèmes quotidiens et créer des noyaux de résistance contre la terreur des patrons. Dans nos écoles nous pouvons participer aux occupations et les soutenir, animer des groupes de contre-information, organiser des conférences et des ateliers de discussion, nous interroger sur la suprématie du savoir, produire de nouvelles connaissances pour satisfaire nos besoins et non ceux du Capital. Dans les quartiers et les immeubles, nous pouvons parler à nos voisins, organiser des rencontres et créer des comités, partager des connaissances et des compétences, décider collectivement d'actions. Nous pouvons participer à des marches et des manifestations, nous tenir les coudes, briser la peur que propage l'État, aider les lycéens qui sont aujourd'hui les premières victimes des attaques de l'État. Nous sommes solidaires de tous ceux qui ont été arrêtés durant la révolte, qu'ils soient grecs ou immigrés, qu'ils se trouvent en Grèce ou à l'étranger. La plupart sont maintenant poursuivis grâce à toutes les astuces juridiques qui font partie de l'arsenal de la lutte contre le terrorisme parce qu'ils s'opposent aux diktats de l'État.

Tout commence maintenant.

Tout est possible.

Mouvements pour la généralisation de la révolte

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