Comité stéphanois

Le blog du comité stéphanois a maintenant cessé ses activités depuis mai 2013.

24 mars 2017

Dans le patio universitaire des lieux communs

L'essai de nos camarades de la Cellule H1N1, "Dans le patio universitaire des lieux communs", vient d'être publié chez Edilivre.

Dans le patio

Il est d'ores et déjà commandable ici

avant extension aux librairies d'ici un peu plus d'un mois.

Extrait : 

Que par ailleurs l'étudiant soit presque toujours en première ligne au moment qu'il s'agit de contester un détail pour mieux renoncer à tout ne doit plus étonner personne. Sa croyance imbécile en un lendemain où le système saura lui donner une position sociale digne de l'enseignement qu'il a reçu, et dont il ignore perpétuellement l'objet, lui commande aussi religieusement de consentir à toutes les humiliations que lui inflige le dispositif étatico-marchand.

25 octobre 2013

Tiqqun 2

couvtiq2

Tiqqun - Organe de liaison au sein du Parti Imaginaire

Ce n’est pas une société qui est en crise, c’est une civilisation qui est à son terme, et peut-être même au-delà. La façon dont tout devient si problématique, dans cette époque, dit seulement à quel point les évidences qui la soutenaient se sont volatilisées. La politique fut une de ces évidences, une invention grecque qui se condensait en une équation : tenir une position, c’est prendre parti, et prendre parti, c’est déclencher la guerre civile. Guerre civile, position, parti, c’était un seul mot en grec, stasis. Et la politique, c’était l’art de conjurer la stasis.

En fouillant les décombres de la civilisation, nous avons découvert ceci : la guerre civile n’est pas ce qui menace, ce qui se déclenche, ce dont on entend au loin approcher la rumeur. La guerre civile est ce qui est là, sous nos yeux, de toute éternité. Il n’y a pas l’ordre et le désordre. Il y a depuis toujours une pluralité d’ordres, en lutte plus ou moins réglée. Mais ce qu’il y a surtout, c’est un écran de concepts morts-nés dressés à la seule fin de masquer cette lutte . Nous leur réglons ici leur compte.
Introduction à la guerre civile, comprenez : introduction à un autre régime de la perception, à une autre profondeur de la réalité.

 

Sommaire

- Introduction à la guerre civile

- L'hypothèse cybernétique

- Thèses sur la communauté terrible

- Le problème de la tête

- "Une métaphysique critique pourrait naître comme science des dispositifs..."

- Rapport à la S.A.S.C. concernant un dispositif impérial

- Le petit jeu de l'homme d'Ancien Régime

- Echographie d'une puissance

- Ceci n'est pas un programme

- Comment faire ?

 

Posté par Leolonico à 17:02 - Revues - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

Tiqqun 1

couvtiqqun1

Tiqqun - Organe conscient du Parti Imaginaire

Il faut en tout commencer par les principes. L'action juste en découle. Quand une civilisation est ruinée, il lui faut faire faillite. On ne fait pas le ménage dans une maison qui s'écroule.
Les buts ne font pas défaut, le nihilisme n'est rien. Les moyens sont hors de cause, l'impuissance n'a pas d'excuse. La valeur des moyens se rapporte à leur fin.
Tout ce qui est, est bon. Le monde des qelipoth, le Spectacle, est de part en part, mauvais. Le mal n'est pas une substance, s'il était une substance, il serait bon. Le mystère de l'effectivité du mal se résout en ceci que le mal n'est pas, mais qu'il est un néant actif.
Le mal, c'est de ne le pas distinguer du bien. L'indistinction est son royaume, l'indifférence sa puissance.
Les hommes n'aiment pas le mal, ils aiment le bien qui est en lui.
Dans le Tiqqun, l'être retourne à l'être, le néant au néant. L'accomplissement de la Justice est son abolition.

 

Sommaire

3 - Eh bien, la guerre !

7 - Qu'est-ce que la métaphysique critique ?

23 - Théorie du Bloom

46 - Phénoménologie de la vie quotidienne

50 - Thèse sur le Parti Imaginaire

72 - Le silence et son au-delà

80 - De l'économie considérée comme magie noire

94 - Premiers matériaux pour une théorie de la Jeune Fille

127 - Hommes-machines, mode d'emploi

137 - Les métaphysiciens critiques sous le "mouvement des chômeurs"

146 - Quelques actions d'éclat du Parti Imaginaire

 

Posté par Leolonico à 16:07 - Revues - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

23 octobre 2013

Contributions à la guerre en cours

Contributions à la guerre en cours (2009-2001)

Contributions à la guerre en cours, Tiqqun, éditions La fabrique, (réunion de textes déjà parus en 2001 dans la revue Tiqqun n°2)

Extrait n°1 : La communauté ne désigne jamais un ensemble de corps conçus indépendamment de leur monde, mais une certaine nature des rapports entre ces corps et de ces corps avec leur monde.

Extrait n°2 : Chaque corps, pour devenir sujet politique au sein de l'État moderne, doit passer à l'usinage qui le fera tel : il doit commencer par laisser de côté ses passions, imprésentables, ses goûts, dérisoires, ses penchants, contingents, et il doit se doter en lieu et place de cela d'intérêts, eux certes plus présentables, et même représentables. Ainsi donc, chaque corps pour devenir sujet politique doit-il procéder à son autocastration en sujet économique. Idéalement, le sujet politique se sera alors réduit à une pure voix.

Extrait n°3 : A chaque instant de son existence, la police rappelle à l'État la violence, la trivialité et l'obscurité de son origine.

Extrait n°4 : L'Empire ne conçoit pas la guerre civile comme un affront fait à sa majesté, comme un défi à sa toute-puissance, mais simplement comme un risque. Ainsi s'explique la contre-révolution préventive que l'Empire n'a de cesse de livrer à tout ce qui pourrait occasionner des trous dans le tissu biopolitique continu. A la différence de l'État moderne, l'Empire ne nie pas l'existence de la guerre civile, il la gère.

Extrait n°5 : Sous l'Empire, les formes classiques du capitalisme se survivent, mais comme formes vides, comme purs véhicules au service du maintien des dispositifs. Leur rémanence ne doit pas nous leurrer : elles ne reposent plus en elles-mêmes, elles sont devenues fonction d'autre chose. DÉSORMAIS, LE MOMENT POLITIQUE DOMINE LE MOMENT ÉCONOMIQUE. L'enjeu suprême n'est plus l'extraction de plus-value, mais le Contrôle.

Posté par comitestephanois à 18:29 - Livres - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

21 octobre 2013

De la guerre

De la guerre (1832)De la guerre, de Carl von Clausewitz, 1832.

Extrait n°1 : On ne s'engage jamais dans l'action qu'en présumant que, si la bataille doit avoir lieu, elle sera favorable.

Extrait n°2 : Le dessein positif est absent de la simple résistance, nous n'y utilisons nos forces que pour contrecarrer les desseins de l'adversaire, et nous ne pouvons donc les diriger vers d'autres objectifs.

Extrait n°3 : La vertu guerrière est l'apanage de la seule armée régulière, c'est elle qui en a le plus besoin. Dans les insurrections et les guerres populaires, les qualités naturelles se développent rapidement pour la remplacer.

Extrait n°4 : La bataille est donc la guerre en concentré, le centre de gravité de l'ensemble du conflit ou de la campagne. Comme le point focal d'un miroir concave fait converger les rayons du soleil en un point parfait qui les porte à l'incandescence maximale, toutes les forces et toutes les tendances de la guerre se réunissent dans la bataille pour exercer la force la plus concentrée.

Extrait n°5 : La guerre populaire telle que nous la concevons, pareille à une nuée, à un brouillard, ne doit jamais se matérialiser en un corps compact, de peur que l'ennemi ne s'attaque à ce noyau dur, ne le détruise et capture un grand nombre d'insurgés. Dans ce cas, le courage s'effondre, chacun se prend à croire que tout est fini, que tout nouvel effort sera vain - le peuple relâche les armes. Par contre, il est nécessaire que cette nuée s'épaississe en certains points et se matérialise en groupes plus denses, pour constituer une orageuse menace d'où peut jaillir un puissant éclair. Ces points sont en particulier situés aux extrémités du théâtre de guerre de l'ennemi.

Posté par comitestephanois à 16:24 - Livres - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

Du trop de réalité

Du trop de réalité (2000)Du trop de réalité, de Annie Le Brun, 2000.

Extrait n°1 : Car c'est le trop de réalité qui engendre cette "réalité virtuelle" destinée à englober toute réalité, dans la mesure où "il s'agit d'un système dans lequel la réalité même (c'est-à-dire l'existence matérielle/symbolique des gens) est entièrement captée, immergée, dans un cadre d'images vituelles, dans un univers de simulacres, dans lequel les apparences ne se situent pas seulement sur l'écran où l'expérience est communiquée, mais deviennent l'expérience même".

Extrait n°2 : Quant aux exceptions, il paraît bien difficile d'en trouver dans un temps où il n'est plus d'intellectuel à pouvoir même concevoir l'honneur de refuser le Légion d'honneur.

Extrait n°3 : Quant aux artistes - dont il n'y a pas grand-chose à attendre depuis que Jacques Vaché en a tranché en 1917 : "Nous n'aimons ni l'art, ni les artistes" -, on ne sait pas ce qui les aurait empêchés de rejoindre cette domesticité culturelle. Sinon, on ne verrait pas prétendre à ce titre une pléthore de travailleurs culturels censés produire l'art de ce temps, au rythme des bourses et subventions que tous les Etats du monde leur accordent généreusement.

Extrait n°4 : Sur ce point, comme sur tant d'autres aujourd'hui, l'université donna le ton - ce qui, soit dit en passant, confirmait l'analyse de "Unabomber" pour qui les universitaires sont les meilleurs agents de la société qu'ils prétendent critiquer. En effet, tous les professeurs d'université, sollicités par la police pour évaluer le texte dont on cherchait à arrêter l'auteur, furent unanimes : non seulement ce texte ne répondait pas aux critères universitaires mais son auteur n'était pas des leurs.

Posté par comitestephanois à 15:45 - Livres - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

Le Socialisme sans le Progès (The Root is Man)

Le socialisme sans le progrès (1946)

Le Socialisme sans le Progrès, (Titre original : "The Root is Man"), de Dwight Macdonald, 1946, traduit de l'anglais par Célia Izoard, 2011.

Extrait n°1 : Entre la révolution française de 1789 et l'année 1928, les termes "droite" et "gauche" permettaient de décrire le paysage politique de façon appropriée. Mais en 1928 s'opéra un tournant qui déplaça les termes de la lutte pour l'émancipation humaine - certes, il était en préparation depuis plus longtemps, mais l'année 1928 constitue un point de repère commode. C'est l'incapacité de Trotski à le comprendre qui a donné à son analyse de la "question russe" un caractère de plus en plus irréel ; de même que l'aveuglement durable des libéraux et des socialistes face à cette nouvelle donne explique le caractère pour le moins décalé de leurs positionnements politiques actuels.

Extrait n°2 : L'idée de processus historique, qui était encore il y a un siècle la marque de fabrique de la gauche, est devenue l'argument massue des partisans de l'état des choses actuel.

Extrait n°3 : Nous sommes d'avis qu'il faut adapter la technologie à l'humain même si cela impliquait - ce qui est probable - une régression technologique, au lieu d'exiger des humains qu'ils s'adaptent aux technologies.

Extrait n°4 : Aujourd'hui, le problème fondamental que nous devons affronter, en tant que socialistes, est ce que Georg Lukacs appelle la réification (la "chosification"), un processus que Marx décrit de façon prophétique dans sa théorie de l'aliénation : le fait que l'humain est rendu étranger à sa propre nature par des forces sociales qu'il a lui-même libérées.

Posté par comitestephanois à 15:03 - Livres - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

Les Anarchitectures 1 & 2

Les Anarchitectures - Damien Saez (2010) : Aux agneaux égorgés au loin / Au chant du coq dans le lointain / A l’orée des grands champs de blé / Humanité les poings liés / Scotché à la lisière du bois / Petit Poucet cherche pourquoi / Ses parents ont capitulé / Aux grands vents des communicants / De tous nos temples les églises / N’ont plus le grand des cathédrales / Au temps des anarchitectures / Et des lance-pierres contre les murs / Les sacs de billes ont pris le large / Et les amours au coin des grives / Toutes ces choses d’autrefois / Putain je ne vois plus la rive...

Puisqu’il faut accepter du temps / L’évolution toujours plus bas / Au vulgaire des concessionnaires / Des libertés pour nos enfants / Il sera équipé c’est sûr / Pour parler à la terre entière / Mais n’aura rien à dire bien sûr / Que ce qu’il voit sur les écrans / Certains les plus bourgeois toujours / Sauront savoir garder leurs plumes / Quand le peuple verra ses ailes / Blessées sous les coups de l’enclume...

C’est fini le temps des instruits / Le temps des populaires aussi / Fini le temps des littéraires / Au-dessus des comptes bancaires / Et des lilas dans les bouquets / Oublié le temps des muguets / Je ne vois que les chrysanthèmes des orthographes dans les poèmes / Finies les latines les racines / Au bon dos de nos origines / Finie la parole sacrée / Bonjour la parole au plus con / Finis les ni bon dieu ni maître / L’heure est au client du paraître / Fini le temps de nos jeunesses / Fini le chant des rossignols / Fini salut à toi mon frère / L’heure est aux champs des électrons / Abonnez-vous peuple de cons / Par satellites à d’autres cons / Au libre échange du néant / A chacun son bon mot bien sûr / C’est la liberté d’être con / La liberté d’être ignorant / Tous égaux dans le carnaval / Je sais mon ami ça fait mal / C’est la liberté d’expression / C’est la liberté d’expression / Pour clamer à tous les faubourgs / Surtout à tous les râteliers / Nos faiblesses et puis nos discours / Sur nos tristes identités...

Salut toi mon frère de faubourg / Salut à toi le Bérurier / Je ne vois rien aux alentours / Que des tristesses à bon marché / Salut à toi frère de banlieue / Toi qu’on voudrait laisser pourrir / Dans le ghetto des consommants / Dans le ghetto des illettrés / Salut à toi femme au combat / Toi dont la lutte a pris la rouille / Comment te dire mais de nos jours / Les féminismes manquent de couilles...

Salut toi mon étoile au loin / L’illuminé de nos chemins / S’éclairera bientôt je sais / Si l’on n’en perd pas le parfum / Vigilance à tous nos esprits / Et feu de tous les journalismes / Puisque toujours il faut combattre / Des nouveaux temples les fascismes.

 

 

Les Anarchitectures 2 - Damien Saez (2013) : On leur fera des paranoïas / Des sueurs froides coulant le front / On leur créera des fièvres obscures / Pour leur fourguer ce qu'ils demandent / Ils s'diront qu'on s'occupe bien d'eux / Puis que c'est pas si mal ici enfin / On leur mettra dans leurs écoles / Tellement de pubs pour leurs gamins / Que quand ils rentreront chez eux / Les petits incultes morveux / Ils feront braquer à leurs parents / Le nouveau truc indispensable / Fabriqué par des petits comme eux / De l'autre côté des planisphères / Des petits qui ont du mal à bouffer / Et qui ont plus dans le cerveau / Tellement qu'un jour ils nous pendront / Pour tout le mal qu'on leur a fait / A moins que d'ici là bien sûr / On leur ait mis bien sur la gueule / Un autre champignon histoire / De prolonger un peu l'Histoire / De l'hégémonie de l'Ouest / Et puis les cris des abattoirs / Tu les as vues nos cours d'école / Ça pue le fric ça pue la mort / Faut voir les modèles qu'on leur donne / Aux mômes putain qu'on abandonne / Il baisse son froc comme il respire / Devant les capitaux du monde / Les téléphones pour les gamins / Pour mieux toucher le cœur de cible / Un pauvre con parmi les fous / Qui aura jamais quitté son trou / Et qui aura vu sur sa machine / Oh oui tous les pays du monde / Les plus belles filles et puis du son / Ouais ça y en a dans les fichiers / Tellement qu'il a rien écouté / Parce qu'il y en a jamais assez / Pour les meilleurs ils finiront collabos / Grands communicants dans une boite / Qui changera cent fois de nom /Et puis de président ben oui / Parce que ça fait monter l'action / D'un autre à l'autre bout du monde / Ben ouais parce que virer des gens / Ben ouais ça fait monter l'action / Il vendra sa mère et son père / Puis toute la sainte famille / Ah putain ce qu'on ferait pas / Pour se payer une piscine / Sous le soleil à se bronzer / Pour un instant qui n'oublierait / Le sang sur ses mains délavées / Non qui ne s'efface pas / Puis si tout ça pète un jour / Toute façon il y aura l'état / Pour aider nos amies les banques / Oui avec vos impôts monsieur / Non les bonus faut pas toucher / Tu comprends ça remettrait en cause / Des p'tits milliers de privilégiés / Tous ceux qui n'arrivent à bander / Que s'ils ont fait craquer la bourse / Et des suicides aux licenciés / L'armée est tellement dans la planche / Qu'ils en croient qu'ils pisseraient de l'or / Qu'ils en croient qu'ils en seraient Dieu / Et puis après tout c'est bien ça / Mon Dieu ne fume pas de Havane / De juan ni quoi que ce soit / C'est un dollar en transaction / Et la bourse est sa religion / Et puisqu'il y a des milliards de bœufs / De crétins ouais de toi et moi / Des petits chiens bons qu'à bouffer / La merde qu'on nous vend toujours / Faut voir qu'est-ce qu'on se prend dans le cul / Oui tellement que ça nous fait plus mal / Allez marchons fils de l'ouest / Et que le pire vienne demain / Histoire de commencer enfin / Un bout d'histoire ça fait longtemps / Une guerre pour tout recommencer / L'horizon plein sur le lointain : A croire décidément qu'ici / L'être humain n'est bon qu'à saigner / On avait tout, les humanismes l'art et le progrès / Dis-moi t'as vu un peu qu'est-ce qu'on en fait ? / Des bouts d'actions pour des tocards / Et toi t'es là à m'écouter / Et moi qui suis là qu'à pleurer / Comme un pauvre con qui change rien / Putain faudrait prendre les armes / Mon pays ma maison de retraite / Ma vie pour quelques lots de touristes / A faire offrir peuple de cons / Ouais le troupeau d'arrivistes / Dans ce pays cimetière terrien / T'as vu la gueule de tes campagnes / Elles ont le goût des chrysanthèmes / Au parfum des nationalismes / Mon pays ma banlieue c'est sûr / Avec ces joueurs de ballon / Ceux qui ont faim et qui n'ont rien / Que du français dans les chansons / Les immigrés chantent en français / Les p'tits bourgeois chantent en anglais / Alors dis-moi lequel des deux / A des problèmes d'identité ? / Et puis y'à ceux qui communiquent / Via les télés et les réseaux / Et y'a tout ce qui ne sert qu'au blé / Au pouvoir du grand tout boursier / C'est sûr c'est la fiente des fientes / C'est la merde incarnée / C'est le fond de teint pour cacher / La laideur de qui ils sont / Et la bêtise c'est l'addiction / C'est la mort des littératures / C'est la propagande toujours / Tellement cynique qu'elle sait même plus / Elle même sur quel bord de la chaise / Elle pourrait foutre son gros cul / De collabo du petit roi / Attention tu verras un jour / Le peuple viendra te chercher / Et il aura le goût du soufre / Le goût de tous ces licenciés / Dont toi tu n'auras pas parlé / L'odeur de l'humain sacrifié / Ouais l'odeur du béton armé / J'vais te faire sentir dans mon immeuble / La pisse dans la cage d'escalier / Un peu que tu prends du caillou / Quand tu t'en vas faire ton pognon / Sur le dos des boucs-émissaires / Que t'as bien trié sur le volet / Moi je suis fils des HLM / Et dans le sang j'ai tant de rage / Mes origines au fond du cœur / Il faudrait pas trop les chercher / N'as-tu pas honte toi salarié ? / Des caddies, des publicités / Et n'as-tu pas trop mal au cul ? / Tellement que toi tu l'as donné / Avec ta gueule de marionnette / D'animateur de supermarché / Prends garde à toi quand tu promènes / Faudrait pas te tromper de quartier.

Posté par comitestephanois à 08:02 - Chants - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

05 juin 2013

L'écœurement n°4, la revue du désœuvrement actif

Couv revue l'écoeurementn°4 copiernet

L'écoeurement n°04

Cliquez sur l'image pour avoir le PDF

La cent-troisième année de notre calendrier écoeuré touche à sa fin, et nous réalisons soudain, presque avec mélancolie, qu'un an a déjà passé depuis que nous avons publié le précédent numéro de cette revue. De l'eau a par conséquent coulé sous les ponts, comme on dit, et si nous rédigions encore le n°03 dans une média-france à la fois sarkozienne et « violée » par les spermatorrhées strausskahniennes, c'est sous le joug idéologique de l'ectoplasme corrézien, la valse à mille temps d'un manuel de chasse aux roms et les liquidités du canton suisse cahuzacien que nous avons écrit ce n°04 : tout continue donc toujours décidément de courir dans le même « sens » !

 

Sommaire

Page 3 à 5 : Edito (Léolo)

Page 7 à 16 : L'architecture entre le politique et la politique (Jean-Pierre Garnier)

Page 17 à 19 : Nous sommes la race des survivants (L'un-nous d'entre nous-autres)

Page 21 à 29 : Compte-rendu de la soirée sur la punition (Manuela Rodriguez)

Page 31 à 40 : Le nouvel ordre local (Jean-Pierre Garnier)

Page 41 à48 : L'usager sans usage (Léolo)

Page 49 à 50 : De la présence-absente et de la tyrannie des dispositifs (Jordan)

Avec les "illustrations" de Léolo & Florence M.

Posté par comitestephanois à 13:00 - Revues - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

L’écœurement N°3, la revue du désœuvrement actif

CouvLienRevue n°03

Le 22 mars 2012*, un « gamin » réussissait presque à lui seul à stopper une campagne électorale française pour la présidence dont le moins que nous puissions dire est qu'alors elle ne nous eût pas manqué, nonobstant l'immense qualité comique du spectacle. On a malheureusement les terroristes qu'on mérite, et Mohamed Merah fut bel et bien seulement à la hauteur du mérite français : sept morts n'auront finalement pas suffi pour qu'on se décide en haut-lieu à suspendre plus d'une minute le ridicule. On a même au contraire et de loin préféré ajouter du ridicule au ridicule, en comparant bientôt les tristes crimes du jeune Mohamed Merah à ceux du 11 septembre 2001, puisqu'après tout il est d'antédiluvienne certitude patent qu'en Amérique-sur-Garonne 7 est à peu près égal à 2800, et que quelques coups de feu y valent de longtemps trois tours pulvérisées et un pentagone légèrement soufflé...

 

Sommaire :

Page 3 à 5 : Edito (Léolo)

Page 6 : Perpetuum (Michel Ville)

Page 7 à 9 : Pour une métaphysique écœurante de l'écœurement - suite n°2 (Emile Henry)

Page 11 à 15 : Note sur la question des immigrés (Guy-Ernest Debord)

Page 15 : Générations perdues (Des écoeurés)

Page 17 à 22 : Retour sur la commémoration des 40 ans de mai 68 (Isabeau de Loère)

Page 23 à 24 : 40 mesures de guerre (Calavera)

Page 25 à 29 : D'une certaine réalité du trop ! (Léolo)

Page 31 à 32 : Parmi quelques seize écoeurèmes de nos merveilleux oublis (Le Dialecticien masqué)

Page 33 à 42 : Recette - Viande de Carême en sauce et son riz pilaf / P. 33, Heb Ken / P. 35, Victuailles & Yec'hed mat / P.36, Pour 4 commensaux / P. 37, Mijotage / P. 39, Conseils et variantes / P. 40, Monsieur, quand on a l'honneur... & Un dessert sans fromage... / P. 41, Plaisir monastique... & Ce que nous enseigne la philsophie... (Le Viandier)

 Page 43 à 44 : Un appel (Murgeman)

Avec des "illustrations" de Léolo, La belle Brasseuse, Florence M, Constant Nieuwenhuys, Le Viandier, Philibert de Pisan.

Posté par comitestephanois à 12:45 - Revues - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
 
Anti-Terrorisme
Manifestations Monde en lutte Nos positions Soutien Tags cuisine Chants révolutionnaires Liens
« septembre 2019 
dimlunmarmerjeuvensam
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30      
Flux RSS des messages
Flux RSS des commentaires