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Comité stéphanois
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4 septembre 2009

Non à la répression des étudiants grévistes de saint-étienne

N'hésitez pas à transmettre largement ce message.

Non à la répression du mouvement étudiant !!!

    Le printemps 2009 a été marqué par la plus longue grève que l’université stéphanoise ait connue dans son histoire. Les étudiant-e-s et les personnels de l’université Jean Monnet, mobilisé-e-s contre les lois Pécresse, combattent depuis plus de deux ans maintenant des réformes qui leur semblent menacer gravement l’université publique et en particulier les petites et moyennes structures, comme celle de Saint-Etienne.

    Malgré la mobilisation massive de la communauté universitaire, la présidence de l’Université Jean Monnet n’a cessé d’essayer de briser le mouvement de contestation : présence de vigiles sur le campus, intervention des CRS le 13 mai dernier, présence policière le 14, filtrage des entrées, contrôle au faciès, suspension des droits syndicaux, etc... Aujourd’hui, en convoquant devant des conseils de discipline 9 étudiant-e-s grévistes (chiffre connu à ce jour), sélectionnés de manière arbitraire, la présidence de l’Université Jean Monnet vient de franchir une nouvelle étape dans la logique répressive.

La riposte s'organise !

APPEL A RASSEMBLEMENT :

Jeudi 10 septembre

(date des convocations en Conseil de discipline)

Massivement à 12h (pique-nique solidaire) et jusqu’à 18h

Devant la Maison de l’Université, rue Francis Baulier (à St-Etienne [42])

Une Pétition est également disponible à l’adresse suivante : http://www.mesopinions.com/Non-a-la-repression-du-mouvement-etudiant_-Soutien-aux-grevistes-de-Saint-Etienne-petition-petitions-7b8f158b81124591d01d491be7fec057.html

    Il est reproché aux étudiants convoqués d’avoir participé à une action collective lors d’une cérémonie d’inauguration d’un nouveau bâtiment universitaire et d’avoir été présents, parmi un grand nombre de participants, à la soirée de clôture de tout un programme mis en place pendant la grève, dans le cadre d’une université alternative. Les sanctions peuvent aller jusqu’à l’exclusion définitive de tous les établissements d’enseignement supérieur.

    Là comme ailleurs, il s’agit d’une répression inacceptable du mouvement social, d’une tentative d’intimidation et d’une volonté de punir pour l’exemple. Nous exigeons l’abandon de toutes les procédures en cours et de toutes formes de sanction à l’encontre de ces étudiant-e-s.

    Suite à la réunion du premier septembre qui a permis la création du comité de soutien aux étudiants grévistes convoqués en Conseil de discipline, un texte commun a été rédigé. Ce texte est repris dans les documents ci-dessous : une pétition, qui a déjà récolté les signatures des organisations présentes, ainsi qu’un tract et une affiche appelant au rassemblement du 10 septembre en soutien aux étudiants grévistes convoqués ce même jour. Veuillez trouver également en pièce jointe une copie des lettres de convocation reçues par les étudiants.

Appel au rassemblement

Pétition de soutiens

    Merci de votre soutien, de vos signatures et de votre mobilisation quant à l’affichage, le tractage et la diffusion de ce mail !

Fraternellement, Le Comité de Soutien Bourse du Travail, 4 cours Victor Hugo

42000 Saint-Etienne

soutien.ujm42@gmail.com

Blog du collectif étudiant :

http://ujmenlutte-st-etienne.over-blog.com

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1 juin 2009

Le déserteur

(Boris Vian/1954)

Monsieur le Président Je vous fais une lettre Que vous lirez peut-être Si vous avez le temps Je viens de recevoir Mes papiers militaires Pour partir à la guerre Avant mercredi soir Monsieur le Président Je ne veux pas la faire Je ne suis pas sur terre Pour tuer des pauvres gens C'est pas pour vous fâcher Il faut que je vous dise Ma décision est prise Je m'en vais déserter
Depuis que je suis né J'ai vu mourir mon père J'ai vu partir mes frères Et pleurer mes enfants Ma mère a tant souffert Elle est dedans sa tombe Et se moque des bombes Et se moque des vers Quand j'étais prisonnier On m'a volé ma femme On m'a volé mon âme Et tout mon cher passé Demain de bon matin Je fermerai ma porte Au nez des années mortes J'irai sur les chemins
Je mendierai ma vie Sur les routes de France De Bretagne en Provence Et je dirai aux gens: Refusez d'obéir Refusez de la faire N'allez pas à la guerre Refusez de partir S'il faut donner son sang Allez donner le vôtre Vous êtes bon apôtre Monsieur le Président Si vous me poursuivez Prévenez vos gendarmes Que je n'aurai pas d'armes Et qu'ils pourront tirer

29 octobre 2013

Les légumes d'août

Ail / Artichaut / Aubergine / Bette / Betterave rouge / Brocoli / Carotte / Catalonia / Chou romanesco / Chou blanc / Chou de Bruxelles / Chou frisé / Chou rouge / Chou-chinois / Chou-fleur / Chou-rave / Cima di rapa / Concombre / Courge / Courgette / Céleri / Céleri branche / Épinard / Fenouil / Haricot / Laitue romaine / Maïs / Navet / Oignon / Petit oignon blanc / Poivron / Pomme de terre / Potiron / Pâtisson / Radis / Radis long

25 janvier 2016

Pour un processus destituant : invitation au voyage

Pour un processus destituant : invitation au voyage


Par Eric Hazan, fondateur des éditions La Fabrique et Julien Coupat, Mis en examen pour terrorisme — 24 janvier 2016 à 17:41


Depuis quelques jours, on perçoit dans les cendres de la gauche quelques lueurs rougeoyantes : les réticences sur la déchéance de la nationalité française et l’appel à une primaire pour l’élection présidentielle à venir. Le malaise pointe, à force de voir l’exécutif s’aligner sur des positions de droite ou d’extrême droite. Ces intellectuels, ces militants, ces élus de gauche réclament «du contenu, des idées, des échanges exigeants», afin que le candidat à leur primaire «incarne le projet dont la France a besoin pour sortir de l’impasse». Bref : ils veulent encore croire à la politique. Ils n’ont pas eu vent de la nouvelle pourtant retentissante : toute cette politique est morte. Comme sont morts les mots dans lesquels se dit la chose publique - la France, la Nation, la République, etc. Comme est morte la pompe institutionnelle dont s’entoure le vide gouvernemental. La politique a poussé son dernier râle l’été dernier là où elle était née, il y a plus de 2000 ans, en Grèce ; Aléxis Tsípras fut son fossoyeur. Sur sa tombe sont gravés ces mots prononcés en guise d’oraison funèbre par le ministre allemand de l’Economie, Wolfgang Schäuble : «On ne peut pas laisser des élections changer quoi que ce soit.» Voilà. Tout est dit. Et sobrement.
Refuser de faire le deuil de «la politique», appeler au contraire à «lui redonner du sens» voire à en faire «autrement», c’est spéculer sur des stocks de crédulité qui sont à sec, sur des provisions d’espoir décimées, sur des gisements d’illusions parvenus à l’étiage. Qui attend d’un ministère Montebourg, avec Piketty à l’Economie, et Rosanvallon à la Culture, qu’il nationalise le crédit, désarme la police, fasse cracher les multinationales ou calme la frénésie antiterroriste ? Chacun sait bien qu’il ferait comme Tsípras, et bientôt Podemos. Car, c’est tout le cirque électoral, et la sphère publique où il s’étale, qui ont fait leur temps. Qui écoute encore les journalistes, en dehors des jours d’attentat ? Qui a cure de l’opinion des «intellectuels» ? Qui se soucie, de nos jours, des déclarations des ministres ? Imaginez qu’un Premier ministre ait cette phrase orwellienne : «L’état d’urgence, c’est l’Etat de droit». Si quelqu’un prêtait encore attention à ses propos, on en plaisanterait encore au bistrot. Mais, tout le monde s’en fiche. Le vote FN et l’abstention de masse sont deux symptômes d’un système électoral rendu au point de rupture. Mais ces symptômes, il faut les lire depuis le dehors de ce système, depuis tout ce qui l’a déjà fui, depuis la réalité d’une désertion intérieure, diffuse mais vaste comme un continent. On prétend, sur la passerelle du navire, que ce continent n’existe pas. A peine admet-on l’existence de quelques îlots flottants - comme cette ZAD que l’on aimerait tant expulser.
Nous n’avons aucune raison d’endurer un an et demi de campagne électorale dont il est déjà prévu qu’elle s’achève par un chantage à la démocratie. Pour cesser de subir ce compte à rebours, il suffit d’en inverser le sens : nous avons plutôt un an et demi pour en finir avec toute la triste domesticité des aspirants chefs, et le confortable rôle de spectateur où leur course nous confine. Dénoncer, pourfendre, tenter de convaincre, ne servirait ici de rien. «Un monde de mensonges, disait Kafka, ne peut être détruit par la vérité, seulement par un monde de vérité» - plus vraisemblablement par des mondes de vérité. Nous avons un an et demi pour former, à partir des amitiés et des complicités existantes, à partir des nécessaires rencontres, un tissu humain assez riche et sûr de lui pour rendre obscène la bêtise régnante, risible tout ce qui se raconte dans «la sphère publique», et dérisoire l’idée que glisser une enveloppe dans une urne puisse constituer un geste - a fortiori un geste politique. A l’inverse du processus constituant que propose l’appel publié par Libération - car, c’est bien de cela qu’il s’agit - nous entendons amorcer une destitution pan par pan de tous les aspects de l’existence présente. Ces dernières années nous ont assez prouvé qu’il se trouve, pour cela, des alliés en tout lieu. Il y a à ramener sur terre et reprendre en main tout ce à quoi nos vies sont suspendues, et qui tend sans cesse à nous échapper. Ce que nous préparons, ce n’est pas une prise d’assaut, mais un mouvement de soustraction continu, la destruction attentive, douce et méthodique de toute politique qui plane au-dessus du monde sensible.
«Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent / Pour partir, cœurs légers, semblables aux ballons / De leur fatalité jamais ils ne s’écartent / Et, sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons !»

24 octobre 2013

MAI 68

MAI 68 - Jean-Michel Caradec (1973), interprétée ici avec Maxime Le Forestier : La branche a cru dompter ses feuilles / Mais l'arbre éclate de colère / Ce soir que montent les clameurs / Le vent a des souffles nouveaux / Au royaume de FranceLe peintre est monté sur les pierres / On l'a jeté par la frontière / Je crois qu'il s'appelait Julio / Tout le monde ne peut pas s'appeler Pablo / Au royaume de France / Et le sang des gars de Nanterre / A fait l'amour avec la terre / Et fait fleurir les oripeaux / Le sang est couleur du drapeau / Au royaume de France / Et plus on viole la Sorbonne / Plus Sochaux ressemble à Charonne / Plus Beaujon ressemble à Dachau / Et moins nous courberons le dos / Au royaume de France / Perché sur une barricade / L'oiseau chantait sous les grenades / Son chant de folie était beau / Et fous les enfants de Rimbaud / Au royaume de France / La branche a cru dompter ses feuilles / Mais elle en portera le deuil / Et l'emportera au tombeau / L'automne fera pas de cadeau / Au royaume de France.

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19 février 2010

Arrestations de plusieurs personnes à Paris

Communiqué du 15 février 2010.
Arrestations de plusieurs personnes à Paris.

Aujourd'hui, à 6h30 du matin, plusieurs arrestations et perquisitions ont eu lieu à différents domiciles par la brigade criminelle du 36 quai des Orfèvres. Nous sommes sûrs que cinq personnes ont été arrêtées (peut-être plus?) et il semblerait que les flics soient à la recherche d'autres personnes.
Ce soir, ils sont toujours en garde à vue.

Sans connaître précisèment les chefs d'inculpation, on peut supposer que ces arrestations répondent aux effets d'annonce parus dans les médias il y a de ça trois semaines. Au 2e jour du procès des inculpés de l'incendie du centre de rétention de Vincennes, certains journaux accusaient "l'ultra-gauche" de dégradations de dizaines de distributeurs de banques notoirement connues pour avoir dénoncé des sans-papiers aux flics. Rappelons qu'un certain nombre d'initiatives ont eu lieu en France autour du procès et contre la machine à expulser : manifestations, sabotages, discussions, repas, tags et projections...(http://nantes.indymedia.org/article/19599)

Pendant les perquisitions, les flics ont eu l'air de chercher particulièrement des tracts en rapport avec les luttes de sans-papiers et contre la machine à expulser. Et, ils ont saisi des vêtements, des ordinateurs, et des téléphones portables.

HARCELONS FRANCK SOUCI (officier qui s'occupe de l'affaire) EN APPELANT AU STANDARD DU 36 QUAI DES ORFEVRES : 01.77.72.01.17 POUR DEMANDER LA LIBERATION DE NOS CAMARADES.

LIBERTE POUR TOUTES ET TOUS, AVEC OU SANS PAPIERS

7 août 2009

Le Père la Purge

Le Père la Purge - Constant Marie (1880-90) : Je suis le vieux père La Purge Pharmacien de l'humanité ; Contre sa bile je m'insurge Avec ma fille Egalité / REFRAIN : J'ai tout ce qu'il faut dans ma boutique Sans le tonnerre et les éclairs Pour bien purger toute la clique Des affameurs de l'univers / Son mal vient des capitalistes Plus ou moins gras, à la ronger. En avant les gars anarchistes, Fils de Marat, faut la purger. / J'ai du pétrole et de l'essence Pour badigeonner les châteaux ; Des torches pour la circonstances A mettre en guise de flambeaux. / J'ai du picrate de potasse, Du souffre et du chlore en tonneaux Pour assainir partout où passent Les empoisonneurs de cerveaux. / J'ai des pavés et de la poudre, De la dynamite à foison Qui rivalisent avec la foudre Pour débarbouiller l'horizon. / J'ai poudre verte et mélinite, De fameux produits, mes enfants, Pour nous débarrasser au plus vite De ces mangeurs de pauvres gens. / J'ai pour les gavés de la table La bombe glacée à servir Du haut d'un ballon dirigeable Par les toits, pour les rafraîchir. / Voleuse et traître bourgeoisie, Prêtres et bandits couronnés, Il faut que d'Europe en Asie Vous soyez tous assaisonnés ! / REFRAIN : J'ai tout ce qu'il faut dans ma boutique Sans le tonnerre et les éclairs Pour bien purger toute la clique Des affameurs de l'univers.

9 mars 2009

Communiqué à l'adresse des grévistes de l'outre mer

    Aux grévistes de l'outre mer, fraternellement :

    Les populations des anciennes colonies françaises subissent depuis des années une exploitation plus odieuse encore que celle qui sévit sur nos têtes métropolitaines. Ce ne sont pas seulement les békés, ces héritiers des grandes familles colonialistes du passé, qui soumettent durement les peuples de l'outre mer aux lois scélérates du règne capitaliste, puisqu'aussi bien l'État français et les industriels qui l'accompagnent n'ont jamais cessé de traiter ces départements et territoires comme de simples protectorats, où chacun devra être à la fois corvéable(1) à merci et consommateur de produits métropolitains surtaxés. A l'évidence, si un réel partage des richesses n'existe réellement nulle-part dans le monde, l'outre mer français s'en voit privé plus encore au moins que ne l'est la métropole. Dépossédés de l'essentiel de leurs terres, ses habitants se sont vus contraints en même temps de n'y plus rien cultiver d'autres que la banane(2), ou presque. Or une telle contrainte les condamne invariablement à importer la quasi totalité des produits de première nécessité, et à les payer à vils prix, comme nous le disions devant ça. La vie chère combattue par les grévistes concerne bel et bien principalement la nourriture, et non les diverses babioles plus ou moins technologiques qui envahissent inlassablement les temples de la marchandise.

    Toutefois, le coût élevé de la survie en outre mer n'est pas l'unique difficulté soulevée par les grévistes. Quoi qu'en dise les médias de la métropole, la discrimination raciale reste un problème majeur sur ces territoires. Il est en effet patent que la « population noire » y subit une relégation sociale nettement plus importante que la « blanche » : sous-payée, dépossédée des ses terres, écartée de la presque totalité des centres de décisions, déplacée vers la métropole suivant les nécessités et exigences de celle-ci, toujours plus amputée de sa propre culture par les métastases d'une inique marchandisation de tout(3), cette population est renvoyée à sa propre négation – aussi a-t-elle joliment commencé de ne plus l'accepter.

    En dépassant l'égoïsme, en sortant des corporatismes et des catégories stupides où la domination spectaculaire-marchande les enfermait, les peuples de l'outre mer ont montré la voie. Les manipulations médiatiques, gouvernementales et policières n'y changeront plus rien. Par les efforts et les sacrifices qu'ils ont consentis, parfois pendant plus d'un mois, les françaises et français grévistes de l'outre mer nous ont rendu cette essentielle dignité dont des années de fatalisme nous avaient dépossédé. Ils nous ont démontré qu'un mouvement massif et durable pouvait encore offrir de nombreuses victoires sociales, puisque la plupart de leurs exigences ont fini par trouver des réponses favorables – même s'il reste à ce qu'elles soient appliquées. Il s'agit là pour nous, habitants de la métropole, d'un véritable message d'espoir. Nous les en remercions ici, et c'est encore trop peu. Sans vouloir écarter la spécificité de leur situation, nous avons aussi nos Békés et exploiteurs de toutes sortes, et la grandeur de leur lutte ne peut que nous encourager à la poursuivre ici et maintenant. Nul à présent ne pourra plus ni leur faire ni nous faire accroire que nos propres destins doivent toujours nous échapper en étant déposés entre les mains de quelques régnants pseudo-représentatifs. Il y a quelques mois seulement, Sarkozy affirmait encore sans sourciller mais en clignant de l'œil que lorsqu'il y aurait des grèves en France, personne n'en remarquerait plus l'existence. Or si une telle affirmation avait bel et bien pour elle de rassurer la frange la plus réactionnaire de son électorat, nous pouvons dire aujourd'hui grâce aux « ultra-marins »*, et quant à nous sans cligner de l'œil, qu'elle n'avait guère pour elle que cela : ces dernières semaines aux Antilles l'ont définitivement montré en reléguant pour longtemps aux oubliettes de l'Histoire cette cynique prétention sarkozienne, et nous en sommes ravis. Aussi souhaitons-nous manifester par ce communiqué notre inconditionnel soutien à tous ceux qui ont lutté en Guadeloupe et en Martinique, ou qui luttent encore à la Réunion, en Guyane, et ailleurs. Que l'État français ait trouvé bon d'envoyer 3500 policiers en Guadeloupe, par exemple, après avoir tenté dans un premier temps de laisser pourrir la situation(4), montre assez vers quelle violence il est prêt à s'engager lorsqu'il sent peser une menace sur l'industrie libérale dans son ensemble ; mais les guadeloupéens ont montré à leur tour, par leur détermination, qu'il était toujours encore possible de se battre pour une vie plus décente et plus digne, et d'emporter quelques victoires. En sorte que nous appelons tous les grévistes de l'outre mer à continuer la lutte, non seulement pour obtenir plus encore en ce qui concerne la survie, mais pour s'employer à créer une vie plus poétique qui reléguerait au loin le néant des seules relations marchandes. Nous réitérons ici l'affirmation de notre soutien inconditionnel, et nous nous engageons de notre côté à tout faire pour qu'en métropole aussi s'engage une vaste lutte : le mois de mai 1967 en Guadeloupe, qui s'était vu réprimé dans le sang, avait précédé celui de 1968 en métropole. Souhaitons qu'il en aille de même dans les jours prochains, sur une plus grande échelle et avec la victoire au bout.

    Le monde entier est un Béké-Land, il nous appartient d'en sortir tous ensemble, par le haut et radicalement.

Communiqué commun du collectif des étudiantes & étudiants en grève de l'université Jean Monnet à Saint-Étienne (42) et du comité stéphanois contre les lois anti-terroristes et la civilisation spectaculaire-marchande

Notes :

1 – Le fait que le taux de chômage soit très élevé dans ces territoires – près de 50% de chômeurs chez les jeunes guadeloupéens, par exemple – rend la mise en place d'une telle exploitation plus facile encore. Nous savons bien que les capitalistes n'aiment rien tant qu'être en présence d'une grande armée salariale de réserve (les chômeurs), sans laquelle ils ne seraient guère en mesure de maintenir longtemps les salaires des travailleurs au plus bas.

2 – Notons que cette mono-culture s'avère être aussi un désastre écologique, en particulier au regard du fait que la banane est un fruit qui ne supporte pas longtemps d'être exploité industriellement - en quoi d'ailleurs nous lui reconnaîtront un certain savoir-vivre. En effet, les bananes produites ainsi finissent par attraper de graves maladies, telles que la cercosporiose noire ou la maladie de panama qui exigent l'emploi d'une grande quantité de fongicides pour être évités, quand cela demeure possible.

3 – L'annihilation des cultures et des particularismes locaux est l'un des moyens qu'emploie pleinement le capitalisme pour détruire les fraternités et les solidarités qui pourraient çà et là lui résister. La « culture marchande », pour le dire simplement, provoque immanquablement une individualisation égoïste et sans phrase qui nie paradoxalement toutes les singularités et laisse chacun à l'isolement, sans identité, sinon celle d'être soi-même à la fois une entreprise et la marchandise qu'elle doit produire et vendre sur le marché : ici nul ne reconnaîtra plus ses frères, tous devront universellement se nier.

4 – La tactique consistant à laisser « moisir » une situation de crise, jusqu'à ce qu'elle s'essouffle, est devenue fort courante en ces temps désastreux. Le cynisme de Sarkozy lui est étroitement lié – qu'espère-t-il d'autre en effet que cet essoufflement quand il fait tout pour que les diverses crises existantes restent invisibles aux yeux du plus grand nombre. Les grèves étudiantes actuelles, par exemple, sont confrontées à cette même tactique du pouvoir qui les laisse presque entièrement ignorées du reste de la population.

* Ultra-marins : Habitants de l'outre mer.

16 mars 2009

Appel du printemps 2009 : Grève générale pour de vrai, à partir du 19 mars on ne travaille plus, on arrête tout...

Bonjour à tous les insoumis et les révoltés,

Contre le mépris de ceux qui nous gouvernent,

Contre l'Etat et les banques qui nous font payer leur crise,

Contre les réformes du gouvernement qui privatisent les services publics,

Contre l’ennui qui nous rend impuissant,

Contre la misère qui se répend partout,

Contre la peur du flic et de l’avenir qui paralyse nos contestations,

Contre le système capitaliste qui nous isole, qui privatise nos corps et nos vies et qui achève de détruire les derniers réseaux de solidarités,

Contre le travail salarié qui nous brise et nous asservit,

Contre le pouvoir de l’argent qui nous sépare,

Il faudra bien un jour que le monde change…

A partir du 19 mars on arrête tout, grève générale pour de vrai.

Un mois et demis après le 29 janvier, les syndicats appellent à une nouvelle journée de manifestation le 19 mars. Ils l’appellent « Grève générale » et c’est encore un mensonge de plus.

Alors diffusons partout cet appel :

Appel du printemps 2009 : Grève générale pour de vrai, à partir du 19 mars on ne travaille plus, on arrête tout…

Parlons-en avec nos amis, nos familles, nos collègues de travail, dans les bistrots, dans la rue et les jardins publics. Fabriquons des banderoles pour suspendre cet appel à nos fenêtres, sur les ponts, les passerelles, en haut des tours, des arbres et des collines. Taguons-le directement sur les murs de nos villes, sur les trains, les trams et les métros. Envoyons ce message sur Internet, par SMS et jetons des bouteilles à la mer…

Rendez-vous le lendemain du 19 mars avec rage et courage.

Amicalement,

Des étudiant.e.s grévistes de Saint-Etienne (en grève depuis 2 mois contre la casse de l'université et de la recherche)

16 mars 2009

Appel du printemps 2009 : Grève générale pour de vrai, à partir du 19 mars on ne travaille plus, on arrête tout...

Bonjour à tous les insoumis et les révoltés,

Contre le mépris de ceux qui nous gouvernent,

Contre l'Etat et les banques qui nous font payer leur crise,

Contre les réformes du gouvernement qui privatisent les services publics,

Contre l’ennui qui nous rend impuissant,

Contre la misère qui se répend partout,

Contre la peur du flic et de l’avenir qui paralyse nos contestations,

Contre le système capitaliste qui nous isole, qui privatise nos corps et nos vies et qui achève de détruire les derniers réseaux de solidarités,

Contre le travail salarié qui nous brise et nous asservit,

Contre le pouvoir de l’argent qui nous sépare,

Il faudra bien un jour que le monde change…

A partir du 19 mars on arrête tout, grève générale pour de vrai.

Un mois et demis après le 29 janvier, les syndicats appellent à une nouvelle journée de manifestation le 19 mars. Ils l’appellent « Grève générale » et c’est encore un mensonge de plus.

Alors diffusons partout cet appel :

Appel du printemps 2009 : Grève générale pour de vrai, à partir du 19 mars on ne travaille plus, on arrête tout…

Parlons-en avec nos amis, nos familles, nos collègues de travail, dans les bistrots, dans la rue et les jardins publics. Fabriquons des banderoles pour suspendre cet appel à nos fenêtres, sur les ponts, les passerelles, en haut des tours, des arbres et des collines. Taguons-le directement sur les murs de nos villes, sur les trains, les trams et les métros. Envoyons ce message sur Internet, par SMS et jetons des bouteilles à la mer…

Rendez-vous le lendemain du 19 mars avec rage et courage.

Amicalement,

Des étudiant.e.s grévistes de Saint-Etienne (en grève depuis 2 mois contre la casse de l'université et de la recherche)

30 octobre 2013

Camarade bourgeois

Camarade bourgeois - Renaud (1975) : Camarade bourgeois / Camarade fils-à-papa / La Triumph en bas d'chez toi / Le p'tit chèque en fin de mois / Regarde-toi AH AH AH / Regarde-toi AH AH AH /

Camarade bourgeois / Camarade fils-à-papa / T'as vraiment pas l'air con / Quand tu sors le dimanche / Ton petit complet-veston / Et ta chemise blanche / Regarde-toi AH AH AH / Regarde-toi AH AH AH

Camarade bourgeois / Camarade fils-à-papa / Tu roules en Ferrari / Ou en Lamborghini / Tu roules des épaules / Tu te crois super-drôle / Regarde-toi AH AH AH / Regarde-toi AH AH AH

Camarade bourgeois / Camarade fils-à-papa / Je sais, ton père est patron / Faut pas en faire un complexe / Le jour d'la révolution / On lui coupera qu'la tête / Regarde-toi AH AH AH / Regarde-toi AH AH AH

Camarade bourgeois / Camarade fils-à-papa / Tu passes ton temps au drugstore / Sur les Champs-Elysées / Tu te crois très très fort / T'es jamais qu'un minet / Regarde-toi AH AH AH / Regarde-toi AH AH AH

Camarade bourgeois / Camarade fils-à-papa / Rejoins les rangs de la pègre / Tu prendras vraiment ton pied / Ne sois plus une petite pède / Nous sommes tous des défoncés / Regarde-moi AH AH AH / Regarde-moi AH AH AH / Regarde-moi AH AH AH / Regarde-moi AH AH AH

 

29 octobre 2013

Les légumes de Juillet

Ail / Artichaut / Aubergine / Bette / Betterave rouge / Brocoli / Carotte / Chou romanesco / Chou blanc / Chou frisé / Chou rouge / Chou-chinois / Chou-fleur / Chou-rave / Cima di rapa / Concombre / Courgette / Céleri / Céleri branche / Épinard / Fenouil / Haricot / Laitue romaine / Maïs / Navet / Oignon / Petit oignon blanc / Pois mange-tout / Poivron / Pomme de terre / Potiron / Pâtisson / Radis / Radis long / Petit pois

8 décembre 2012

Aéroport de Notre-Dame-Des-Landes : Face à la violence policière, ne rien lâcher !

AEROPORT DE NOTRE DAME DES LANDES : FACE A LA VIOLENCE POLICIERE, NE RIEN LÂCHER

Notre-Dame-Des-Landes. Depuis des années, paysans, habitants, écologistes et anti-productivistes luttent contre un projet d'aéroport, porté par la Parti Socialiste et la multinationale VINCI, qui engloutira près de deux milles hectares de terres agricoles et de bocages.

Il y a de cela un peu plus d'un mois, une vaste opération policière (1200 CRS et Gendarmes Mobiles) a été lancée pour "nettoyer" la ZAD (Zone d'Aménagement Différée ou Zone A Défendre, selon les points de vue) de ces occupants illégaux. Messieurs de Lavernée (préfet), Valls (ministre de la répression) et Ayrault (ancien maire de Nantes et actuel 1er sinistre) pensaient pouvoir diviser les opposants, dissocier les bons des méchants, créer des barrières entre gentils paysans et vilains "anarchistes-casseurs"... C'est tout le contraire qui est en train d'arriver. Jamais la solidarité entre les différentes composantes du mouvement n'a été aussi forte.

Il y a peu, près de 40 000 personnes et plus de 400 tracteurs se sont rassemblés sur la ZAD pour y réoccuper des champs et des bois, y reconstruire des maisons et défendre celles qui sont encore debout. Ce jour-là, pas un seul policier à des kilomètres à la ronde. Et, à peine une semaine plus tard, alors que le nombre d'opposants sur place a inévitablement diminué, voilà qu'une nouvelle opération est lancée. Les occupants des nouvelles constructions sont réveillés par des vitres brisées et du gaz lacrymogène, la ferme du Rosier (occupée depuis 5 ans !) est encerclée, les tracto-pelles envahissent à nouveau la zone pour faire leur sale boulot de destruction.

Face à la violence et à la lâcheté de ces opérations, nous nous devons d'être solidaires, partout en France (et dans le monde) avec la formidable Résistance de la ZAD. Rendons-nous sur place, suivons les informations sur le site zad.nadir.org, organisons des comités de soutien dans nos régions, ne laissons pas les politiciens et les multinationales bétonner et aménager nos vies !

CONTRE L'AEROPORT ET SON MONDE

Infos : http://zad.nadir.org           Contact : solidaritezad17@laposte.net

18 août 2009

C'est dans la rue

C'est dans la rue - Compagnie Jolie Môme (2008) : Tu peux voter, pétitionner, débattre à la télé, ou gamberger sans te bouger, mais... C'est dans la rue qu' ça s' passe, C'est dans la rue qu' ça s' passe, C'est dans la rue qu' ça s' passe / C'est dans la rue qu' ça s' passe Quand il se passe quelque chose Un bulletin dans une boite Ca change pas grand chose C'est dans la rue qu' ça s' passe Quand il se passe quelque chose, C'est dans la rue qu' ça s' passe Quand revient le printemps, C'est dans la rue qu' ça s' passe Quand on lache nos écrans, C'est dans la rue qu' ça s' passe Quand il se passe quelque chose, C'est dans la rue qu' ça s' passe Quand on s'est rencontré, C'est dans la rue qu' ça s' passe La peur s'en est allée / C'est dans la rue, C'est dans la rue qu' ça s' passe Quand il se passe quelque chose / C'est dans la rue qu' ça s' passe Quand s'élèvent les enfants, C'est dans la rue qu' ça s' passe Quand les rejoignent les parents, C'est dans la rue qu' ça s' passe Quand il se passe quelque chose, C'est dans la rue qu' ça s' passe Quand on bloque la machine, C'est dans la rue qu' ça s' passe Quand les rêves s'animent, C'est dans la rue qu' ça s' passe Quand il se passe quelque chose, C'est dans la rue qu' ça s' passe Dans la rue d'à côté, C'est dans la rue qu' ça s' passe Comme dans tous les quartiers, C'est dans la rue qu' ça s' passe / Grève générale, Tous ensemble tous ensemble Grève générale Tous ensemble tous ensemble Grève générale Tous ensemble tous ensemble Grève générale / C'est dans la rue qu' ça s' passe Quand les rois s' font matés, C'est dans la rue qu' ça s' passe En bas de l'échiquier, C'est dans la rue qu' ça s' passe Quand il se passe quelque chose, C'est dans la rue qu' ça s' passe Quand on change d'air, C'est dans la rue qu' ça s' passe Toujours en plein air, C'est dans la rue qu' ça s' passe Quand il se passe quelque chose, C'est dans la rue qu' ça s' passe Quand on change d'air, C'est dans la rue qu' ça s' passe On va pas s' laisser faire, C'est dans la rue qu' ça s' passe Quand il se passe quelque chose, C'est dans la rue qu' ça s' passe On va pas s' laisser faire, C'est dans la rue qu' ça s' passe On va pas s' laisser faire, C'est dans la rue qu' ça s' passe On va pas s' laisser faire, C'est dans la rue qu' ça s' passe.

7 août 2009

Le bon dieu dans la merde

Le bon dieu dans la merde, ou La chanson du Père Duchêne - Anonyme (1892) / interprétée entre autres de nos jours par Marc Ogeret : Né en nonante-deux, Nom de dieu! Mon nom est Père Duchesne. Marat fut un soyeux, Nom de dieu! A qui lui porta haine, Sang-dieu! Je veux parler sans gêne, Nom de dieu! Je veux parler sans gêne. / Coquins, filous, peureux, Nom de dieu Vous m'appelez canaille. Dès que j'ouvre les yeux, Nom de dieu! Jusqu'au soir je travaille, Sang-dieu! Et je couche sur la paille, Nom de dieu! Et je couche sur la paille. / On nous promet les cieux, Nom de dieu? Pour toute récompense, Tandis que ces messieurs, Nom de dieu! S'arrondissent la panse, Sang-dieu! Nous crevons d'abstinence, Nom de dieu! Nous crevons d'abstinence. / Pour mériter les cieux, Nom de dieu! Voyez-vous ces bougresses, Au vicaire le moins vieux, Nom de dieu! S'en aller à confesse, Sang-dieu! Se faire peloter les fesses, Nom de dieu! Se faire peloter les fesses. / Quand ils t'appellent gueux, Nom de dieu! Sus à leur équipage, Un pied sur le moyeu, Nom de dieu! Pour venger cet outrage, Sang-dieu! Crache-leur au visage, Nom de dieu! Crache-leur au visage. / Si tu veux être heureux, Nom de dieu! Pends ton propriétaire, Coupe les curés en deux, Nom de dieu! Fous les églises par terre, Sang-dieu! Et le bon dieu dans la merde, Nom de dieu! Et le bon dieu dans la merde. / Peuple trop oublieux, Nom de dieu! Si jamais tu te lèves, Ne sois pas généreux, Nom de dieu! Patrons, bourgeois et prêtres, Sang-dieu! Méritent la lanterne, Nom de dieu! Méritent la lanterne.

4 janvier 2010

En Autriche: vague de répression et législation durcie

Le gouvernement autrichien vient de présenter un projet de loi visant à redéfinir la notion de « terrorisme » et à se doter d’un appareil de répression et de contrôle toujours plus développé. Ce nouveau projet devrait normalement entrer en vigueur en juin 2010 si le calendrier législatif est respecté.

En Autriche, ce n’est pas la prétendue mouvance anarcho-autonome qui fait figure de menace justifiant de mesures  liberticides mais ce sont les militant-e-s en faveur d’une reconsidération du statut éthique des animaux non-humains. Il faut dire que leur mouvement est capable de mobiliser des milliers de personnes, qu’il a obtenu de nombreuses victoires, comme l’interdiction des élevages en batterie sur tout le territoire ou l’interdiction du gavage dans plusieurs provinces, et qu’il représente une vraie menace pour les intérêts des industriels de l’agroalimentaire.

Le nouveau projet de loi s’inscrit dans un processus  de démantèlement des groupes qui a commencé en 2007 avec une campagne d’infiltration et de mises sur écoute pour aboutir en mai 2008 à une vague de perquisitions et d’arrestations dont la démesure n’a rien à envier au plateau de Millevaches : policiers encagoulés et équipés d’armes à feu, confiscation d’ordinateurs, livres et tracts, prise de l’ADN et des empreintes digitales par la force, etc.

Au final, dix personnes ont eu des charges retenues contre elles et ont  passé jusqu’à 104 jours en détention provisoire avant d’être libérées sous contrôle judiciaire dans l’attente de leur procès qui commencera le 2 mars 2010. Cela risque d’être un procès spectaculaire qui devrait durer au moins 6 mois et peut-être une année durant lequel l’accusation a présenté 115 témoins à auditionner.

Le nouveau projet de loi anti-terroriste s’appliquera à l’ensemble de la société autrichienne et l’opposition à cette politique ainsi que la solidarité avec les inculpé-e-s doit s’étendre bien au-delà des groupes d’affinité politique animalistes. Il est prévu de sanctionner le fait de :

- s’exprimer, oralement ou par écrit, en soutien à une activité terroriste
- inciter à une activité terroriste
- enseigner à d’autres la réalisation d’une activité terroriste (10 ans de prison)
- être informé de la réalisation d’une activité terroriste (5 ans de prison)
- publier, en particulier sur Internet, tout ce qui peut être considéré comme des conseils en matière d’activité terroriste (2 ans de prison)
- télécharger sur Internet tout ce qui peut être considéré comme des conseils en matière d’activité terroriste (2 ans de prison)
- s’adresser en personne ou par courrier électronique, à au moins 30 personnes en soutien d’une activité terroriste (2 ans de prison)
- s’adresser en personne ou par courrier électronique à au moins 30 personnes en incitant à une activité terroriste
 
            Notons qu’une activité est notamment considérée comme « terroriste », s’il s’agit d’une infraction pénale qui perturbe gravement l’économie ou la perturbe légèrement mais sur une longue période, avec l’intention de faire pression sur quelqu’un pour qu’il fasse ou ne fasse pas quelque chose.

           Si vous commettez en Autriche une infraction considérée comme « terroriste », la sanction normale sera multipliée par 1,5. Par exemple, le même délit sera passible de 6 mois de prison et 10.000 euros d’amende pour un mobile crapuleux et sera passible de 9 mois de prison et 15.000 euros d’amende si le mobile est politique.

Merci à Martin Balluch pour son témoignage et à Françoise Degenne pour la traduction  dont je reprends les propos dans toute une partie de ce texte.

20 août 2009

Gagnants/Perdants

Gagnants/Perdants - Noir Désir (2008) : Tous ces beaux jeux inventés Pour passer devant les premiers Pour que chacun soit écrasé S’il refuse encore de plier Les dégâts, les excès Ils vont vous les faire payer Les cendres qui resteront C’est pas eux qui les ramasseront Mais les esclaves et les cons Qui n’auront pas su dire non Nous on n’veut pas être des gagnants Mais on acceptera jamais d’être des perdants Pimprenelle et Nicolas Vous nous endormez comme ça Le marchand de sable est passé Nous on garde un oeil éveillé O la peur, ô le vide O la victoire des avides Faut pas bouger une oreille Toutes sortes de chiens nous surveillent Pas un geste, une esquisse Sinon on tourne la vis Nous on n’a rien à gagner Mais on ne peut plus perdre puisque c’est déjà fait. Toi qui viens de loin d’ici Avec Ta peau et Tes os On t’a parlé du paradis On t’a menti, tout est faux O mon ami o mon frère tout ce nerf Perdu pour la guerre Tu vas voir tout l’amour Qui traîne au fond des discours Dis t’en veux des papiers ? Dis tu l’as vu mon palais ? T’auras rien, c’est ainsi C’est pas fait pour les perdants, le paradis Il y a la chair à canon Il y a la chair à spéculation Il y a la chair à publicité Enfin y’a tout ce que vous aimez Vous et moi on le sait Le spectacle est terminé Pourtant c’était presque idéal C’était loin du féodal Oh maint’nant c’est foutu Ça fait joli dans ton... Fort intérieur c’est gênant De rejoindre comme ça la cohorte des perdants Il faut pas se faire d’illusions Mais c’est mieux debout pour l’action Et pour nos âmes, c’est égal Dieu n’est pas dans la bataille O messieurs les décideurs De toutes parts, de tous côtés Sachez que profond dans nos coeurs On n’arrête pas le progrès Sous l’Iris, sous la peau Sous les ongles et dans l’étau On pourra toujours refuser De devenir les premiers ou les derniers Pas de leaders triomphants On s’ra jamais des gagnants ni des perdants.

27 août 2012

Soirée d'info et de discussion autour de la prison, Samedi 8 septembre 2012, à 19h, en présence de Jean-Marc Rouillan

Soirée prison sept 2012

25 mai 2013

Fête des Chômeurs, vendredi 14 juin 2013, de 14h à 20h

La Fête des Chômeurs aura lieu le vendredi 14 juin 2013, de 14h à 20h, à l'ancienne gare du Clapier à Saint-Etienne, avec des musiciens, des clowns, des bavardages, des rencontres, des informations, des ateliers, un mur d'expression, et du pique-nique etc.

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22 janvier 2009

Introduction de la soirée Projection-Débat du Mercredi 21 janvier 2009

   Le 11 septembre 2001, deux avions s'encastraient dans les tours jumelles du World Trade Center qui ne tardèrent pas à s'effondrer sur elles-mêmes. Peu après que ce centre de la finance états-unienne et internationale fût frappé, le Pentagone, bâtiment central de la défense américaine, fut touché à son tour, puis un avion détourné s'écrasait en Pennsylvanie avant qu'encore un peu plus tard une troisième tour s'effondrât à New-York, pourtant sans avoir été frappée par quoi que ce soit.

    Six semaines environ après ces « événements », le Patrioct'Act, un outil législatif visant officiellement à renforcer le contrôle et la répression contre les terroristes, rejoignait la longue liste des divers instruments répressifs dont les États et la domination en générale ont l'habitude de se doter, le plus souvent à seule fin de maintenir leur règne.

    Aujourd'hui, c'est l'occident dans son ensemble qui vit sous les fourches caudines de ces lois soi-disant anti-terroristes. L'objet réel de telles lois n'est pas de protéger les peuples d'éventuelles attaques islamisto-intégristes ou autres. Non. Il s'agit bien plutôt pour la domination étatico-marchande de se protéger elle-même des contestations politico-sociales de son « ordre » qui apparaissent ça et là aux quatre coins du monde.

    D'année en année, les arrestations de contestataires se multiplient qui tombent sous le joug de ces lois anti-terroristes. Arbitrairement emprisonnées, mises en examen, inculpées, ces personnes n'ont dans la plupart des cas, pour ne pas dire dans tous, rien manifesté d'autre que leur mécontentement devant un monde qui ne reconnaît guère d'autres types de relations humaines que celles qui nous « marchandisent », et nient absolument par là le réel de notre humanité.

    L'affaire du 11 novembre dernier à Tarnac n'est qu'un exemple parmi beaucoup d'autres de cet acharnement répressif, non pas aveugle, mais qui va même jusqu'à reléguer au loin un « pacte » républicain qui n'avait pourtant déjà rien d'une joyeuse communauté du don.

    C'est tout un système qui cherche à dissimuler sa misère derrière tout ceux qu'il condamne sans procès, et dont il veut faire les boucs émissaires de sa propre faillite.

    Nous ne pouvons plus nous coucher devant l'inacceptable.

Comité de soutien stéphanois

17 novembre 2012

BANC EXPROPRIAT

 

Banque expropriée Barcelone

Réappropriation d'une succursale bancaire à Barcelone, transformée par des habitants/occupants en atelier, bibliothèque, dépôt de vêtements et lieu de débats.

27 juin 2012

Fête des écoeuré.e.s, le 29 juin 2012, à l'Entre-Pots Café

A4 29 juin 2012net

Cliquez sur l'image pour avoir le PDF

25 mai 2013

3ième Fête des écoeuré.e.s, Vendredi 14 juin 2013, 20h, à l'ExcuZe bar

Affiche fête des écoeurésnetpetite n°03

3ième fête des écoeuré.e.s

avec le film couzanais

"MOTARD BATARD"

Motard Batard

26 novembre 2012

Matériel de lutte : Affiches, tracts et deux ou trois autres choses pouvant s'avérer utiles !

Carré AffichesCarré TractsCarré BrochuresCarré RevuesCarré LivresCarré Films

 

 

20 mai 2012

Mauvaises intentions n°03

Autour du procès antiterroriste pour 6 camarades en Mai 2012

MAUVAISES INTENTIONS 3

Mauvaises Intentions

Antirépression & Luttes - Police et Justice...

Recueil de textes - Avril 2012

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